Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever, confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. Tandis que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on « cache la vérité » à la population…

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Date de sortie : 9 novembre 2011
Réalisé par Steven Soderbergh
Film émirati, américain
Avec , Kate Winslet, Marion Cotillard, , , Laurence Fishburne
Durée : 1h46min
Titre original :
Bande-Annonce :

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Steven Soderbergh nous avait laissé orphelin depuis 2009 et The Informant !. Un film « moyen » mais avec une réalisation suffisante pour sauver la mise (en scène) et récupérer la moyenne si on devait lui administrer une note. Contagion est une preuve supplémentaire que le réalisateur n’a pas changé d’un iota sa façon de tourner.
On pourrait penser au film de Wolfgang Petersen – distribué également par . – où réside la même trame : un virus mortel décime la population mondiale et l’on s’attaque à la découverte et à la fabrication d’un vaccin susceptible d’éradiquer la fâcheuse maladie. Là où ses deux films divergent, c’est dans la réaction des gouvernements et de l’armée – quasi inexistante dans Contagion – et la manière de faire face à cette maladie.
On suit donc plusieurs personnes, plusieurs vies, au fur et à mesure de la propagation du virus. La mise en scène est bien dosée, exceptée pour une personne : Marion Cotillard. Seule « frenchie » du casting, elle n’arrive désespérément pas à trouver sa place dans le tableau et elle peine à attirer l’attention dans la réalisation de Soderbergh.

Si l’on ajoute à ça un montage relativement désordonné, on obtient un film bon dans le fond mais un peu indigeste dans la forme. Il est dommage de tenir un script de base – somme toute très banal, écrit par , déjà responsable de The Informant ! ou La Vengeance Dans la Peau – tenant la route mais quelque peu détruit par un arrangement de plans qui n’arrivent pas à s »imbriquer. Notons néanmoins – et principalement – une louable distribution, au service d’un réalisateur de films comme ou Ocean’s Eleven.[pullquote]Contagion n’est pas un mauvais film, mais il aurait gagné en étoiles avec un montage plus abouti, certaines longueurs scénaristiques en moins et un poil de noirceur en plus.[/pullquote]
Matt Damon, acteur omniprésent des métrages de Soderbergh, fait ici un bon film de plus. Mais on retiendra davantage les prestations de Jude Law en pseudo-journaliste, blogueur de son état et attirant « plus de 20 millions de visiteurs uniques » ou encore Laurence Fishburne en docteur perdant rapidement pied devant l’ampleur de la tâche.
Une bande originale, signée (Traffic, , ), nous fait plus facilement passer une pilule qui a parfois du mal à passer.
Contagion n’est pas un mauvais film, mais il aurait gagné en étoiles avec un montage plus abouti de la part de Stephen Mirrione (Les Marches du Pouvoir, Biutiful, The Informant !), certaines longueurs scénaristiques en moins et un poil de noirceur en plus. N’oubliez pas de bien vous laver les mains une fois rentré chez vous !