Ce ne sont ni des mercenaires, ni des agents secrets. Ils choisissent eux-mêmes leurs missions et n’obéissent à aucun gouvernement. Ils ne le font ni pour l’argent, ni pour la gloire, mais parce qu’ils aident les cas désespérés.
Depuis dix ans, Izzy Hands, de la CIA, est sur les traces du chef de ces hommes, Barney Ross. Parce qu’ils ne sont aux ordres de personne, il devient urgent de les empêcher d’agir. Eliminer un général sud-américain n’est pas le genre de job que Barney Ross accepte, mais lorsqu’il découvre les atrocités commises sur des enfants, il ne peut refuser. Avec son équipe d’experts, Ross débarque sur l’île paradisiaque où sévit le tyran. Lorsque l’embuscade se referme sur eux, il comprend que dans son équipe, il y a un traître.
Après avoir échappé de justesse à la mort, ils reviennent aux Etats-Unis, où chaque membre de l’équipe est attendu. Il faudra que chacun atteigne les sommets de son art pour en sortir et démasquer celui qui a trahi…

Note de l’Auteur

[rating:6/10]


Date de sortie : 18 août 2010
Réalisé par Sylvester Stallone
Film américain
Avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li, Mickey Rourke, Bruce Willis, Arnold Scwharzenegger, Steve Austin, Dolph Lundgren, Randy Couture, Eric Roberts
Durée : 1h 45min
Bande-Annonce :

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Expendables. Un nom qui résonne pour beaucoup comme le renouveau du Buddy-movie en bonne et due forme. Un genre longtemps exploité dans les années 80/90 qui avait fini par disparaître lentement des écrans de télévision. Si l’on ajoute à ce renouveau les noms de Stallone, Statham, Rourke, Willis, etc, cette nouvelle réalisation a tout de la bombe de l’été nous clouant au fauteuil pour nous noyer dans un bain d’adrénaline intense que l’on avait déjà aperçu dans John Rambo. Spectacle assuré pourrait-on se dire. Et pourtant !

D’un certain côté, ce Expendables déçoit. Pourquoi ? Peut-être en attendait-on beaucoup trop, peut-être que Stallone a pris la grosse tête après son retour fracassant avec John Rambo, peut-être que le raison est tout autre, néanmoins, pendant une bonne quarantaine de minutes on assiste incrédule à cette succession de scènes fades et sans saveurs où des légendes de la série B se taquinent à coups de blagues baveuses et bien grasses où l’on imagine aisément la prochaine scène de ces gros bras écervelés se dénudant pour voir qui a les baloches qui pendouillent le plus. Le casting s’avère beaucoup moins percutant qu’on aurait pu le penser (le rêver plutôt) et se résume en une simple apparition (Bruce Willis et Arnold Scwharzenegger principalement) maladroitement fichue et ne servant qu’à mettre un nom de plus sur l’affiche

Pour être franc, cet Expendables tient plus d’un sosie du décevant Cobra qu’autre chose où Stallone, qui commence de plus en plus à ressembler à sa chère maman, nous fait part de ses plus belles grimaces. En fait ne cherchez pas trop loin, il n’en a que deux ! Pour résumer, cette première partie nous met face à nos craintes les plus persistantes : Expendables est un film fait par un beauf, pour les beaufs, avec des beaufs à l’intérieur.

Fort heureusement, s’apercevant sans doute de sa fausse route qui l’aurait inévitablement conduit dans le fossé, Stallone réussit à rehausser quelque peu le niveau avec une seconde partie contrastant totalement avec la première. La caméra se resserre autour de l’action pour ne plus se concentrer sur des répliques plates et sans saveurs mais sur des scènes dopées à la testostérone nous en mettant plein les mirettes. On a payé pour un film d’action bourrin qui pétarade dans tous les sens et le voilà qui arrive enfin ! En résulte une overdose de fusillades et d’explosions qui décoiffent avec certaines séquences dynamiques nous montrant à quoi servent tant de muscles dans une si petite pièce.

Au final, Expendables n’est peut-être pas le divertissement bourrin par excellence (il faudra peut-être attendre la sortie future de Machete pour l’apercevoir) qu’on nous avait promis mais il restera néanmoins un bon divertissement que l’on dégustera devant un gros paquet de pop-corn et une canette de coca bien fraîche. On n’est pas passé loin de la catastrophe mais Stallone et son équipe de bras cassés ont plutôt bien rattrapé le coup.