Affiche du film FRANKENWEENIE

Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Date de sortie : 31 octobre 2012
Réalisé par
Film américain
Avec les voix originales de , ,
Durée : 1h27min
Titre original :
Bande-Annonce :

Parfois j’ai du mal à me souvenir d’où vient la notoriété de Tim Burton tant le plaisir au visionnage de ses films a tendance à s’estomper à chaque nouveau long-métrage. Non pas que son talent ait subitement disparu (quoiqu’avec La Planète des Singes de 2001, on pouvait s’interroger) mais surtout à cause de son habitude certaine à opter pour la variation sur le même thème quelque soit le sujet ces dernières années.

Frankenweenie reprend un court-métrage de Tim Burton de 1984 qu’il avait soumis à quand il travaillait encore chez eux (sur et sur notamment en 1979) juste avant de voler de ses propres ailes. L’histoire est sympathique et comporte de nombreuses références au cinéma d’horreur de la . Les personnages sont attachants mais malheureusement cela reste très classique et prévisible.

Photo (1) du film FRANKENWEENIE

Attention, le film est un bon Burton ! Mais il est également « encore un Burton » : trop ancré dans un univers habituel et des tics gothiques et familiaux pour surprendre le spectateur et lui faire « aimer » ce nouveau long-métrage. Burton sait y faire, c’est certain, mais ce coup-ci le plaisir n’y est pas…

Visuellement, le design des personnages n’est pas sans rappeler celui des personnages de avec ces protagonistes aux yeux marqués de cernes, caractéristique du style graphique de Burton, qui singent ici de grandes figures du mythe de . De même, l’ambiance gothique propre à la quasi-intégralité de la filmographie du réalisateur est ici soulignée par l’emploi du noir et blanc, dont le rendu, même en 3D, est convenable et bien senti.

En revanche, si l’ensemble est efficace « comme un Burton » sans sombrer dans de mauvais travers comme dans son Alice au Pays des Merveilles de 2010, il n’en reste pas moins trop typique de la patte du réalisateur. Manquant ainsi d’originalité et d’ambition, on a affaire ici à un film déjà vu à un point que l’on peut finir par s’ennuyer et à prévoir quasiment tout dès le début du long-métrage.

Attention, le film est un bon Burton ! Mais il est également « encore un Burton » : trop ancré dans un univers habituel et des tics gothiques et familiaux pour surprendre le spectateur et lui faire « aimer » ce nouveau long-métrage. Burton sait y faire, c’est certain, mais ce coup-ci le plaisir n’y est pas…

Photo (2) du film FRANKENWEENIE