Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, traînasser et siroter des bières. Avant de mourir, sa femme exprima le voeu qu’il aille à confesse, mais Walt n’a rien à avouer, ni personne à qui parler. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu’à son M-1, toujours propre, toujours prêt à l’usage…
Ses anciens voisins ont déménagé ou sont morts depuis longtemps. Son quartier est aujourd’hui peuplé d’immigrants asiatiques qu’il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables – à l’encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains « qui croient faire la loi », de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu’au jour où un ado Hmong du quartier tente de lui voler sa précieuse Ford … Walt tient comme à la prunelle de ses yeux à cette voiture fétiche, aussi belle que le jour où il la vit sortir de la chaîne.
Lorsque le jeune et timide Thao tente de la lui voler sous la pression d’un gang, Walt fait face à la bande, et devient malgré lui le héros du quartier. Sue, la soeur aînée de Thao, insiste pour que ce dernier se rachète en travaillant pour Walt. Surmontant ses réticences, ce dernier confie au garçon des « travaux d’intérêt général » au profit du voisinage. C’est le début d’une amitié inattendue, qui changera le cours de leur vie.
Grâce à Thao et sa gentille famille, Walt va découvrir le vrai visage de ses voisins et comprendre ce qui le lie à ces exilés, contraints de fuir la violence… comme lui, qui croyait fermer la porte sur ses souvenirs aussi aisément qu’il enfermait au garage sa précieuse Gran Torino…

Note de l’Auteur

[rating:2/10]

Date de sortie : 25 Février 2009
Réalisé par
Film américain
Avec Clint Eastwood, ,
Durée : 1h55min
Bande-Annonce :

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« Ca vous est déjà arrivé de tomber sur un mec qu’il ne faut pas faire chier. Cet homme c’est moi. » Clint is back. Et je préfère le dire tout de suite car de toute manière je ne ferai pas de nuance : ça faisait un moment que je ne m’étais pas autant emmerdé au ciné. Deux heures de film et un scénario fin comme du sucre glace.
Clint, alias Walk Kawolski, vient de perdre sa femme. Mécanicien à la retraite et ancien militaire, notre héros aigri et raciste est coincé dans un quartier envahi par les immigrés et va se retrouver confronté à ses propres démons. Et bim, à chaque scène on sait ce qui se passera dans la suivante, et dès les dix premières minutes du film on a compris le début, le milieu, la fin, et la morale. Chaque scène fait l’objet d’un cliché terriblement ennuyeux.

Aucun rythme, et je pèse mes mots, les scènes sont d’une lourdeur incroyable… Notre héros passe son temps à grogner, ouvrir des canettes de bière et cracher. Ca va cinq minutes. Les personnages sont sans fond et de toute manière si Clint s’en sort bien – forcément – on ne peut pas en dire autant du reste de l’équipe. Tout est tellement fade, si prévisible, autant dans l’écriture que dans l’interprétation. Pour couronner le tout, la VF est juste pitoyable.
Et ce sera tout, si vous tenez aux détails vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Pour être honnête je me suis déjà demandé si je ne suis pas à côté de la plaque car je sais que Gran Torino a été apprécié et je me demande bien comment. En tout cas si le challenge était de faire d’une banale histoire quelque chose de beau, cette fois ci Eastwood s’est complètement mangé.