Le film retrace les huit dernières années de la vie d’. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l’intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l’histoire.

Note de l’Auteur

[rating:8/10]

Date de sortie : 04 mars 2009
Réalisé par
Film américain
Avec , ,
Durée : 2h07min
Bande-Annonce :

ARVE Error: id and provider shortcodes attributes are mandatory for old shortcodes. It is recommended to switch to new shortcodes that need only url

Gus Van Sant nous revient avec un film d’une intensité rare. Dès les premières minutes, on est saisie par l’interprétation puissante et millimétrée de Sean Penn, il fait plus que remplir son contrat, il devient Harvey Milk. Emile Hirsh et lui donnent la réplique avec talent.
La vie de ce personnage célèbre est ici traitée avec justesse et réalité, les images d’archives, subtilement insérées à la fiction, confèrent au film une véracité des plus captivante. Le San Francisco des années 70 respire à pleins poumons, il est plus vrai que nature. Ce décor servira littéralement de centre de gravité au destin d’Harvey Milk.

Le portrait de cet homme est symbolique et cohérent à la fois. D’abord simple militant des droits homosexuels, Milk livrera une action fédératrice sans limites, la portée de son discours l’entraînera dans une réelle épopée sociale, politique mais aussi artistique. La révolte là où elle est la plus constructive, accomplie de bout en bout.

Gus Van Sant nous livre une biopic lyrique certes, mais qui garde les pieds sur terre. Le SIDA n’est pas oublié, l’influence des drogues non plus. Il fait rentrer en fusion les éléments de la vie d’Harvey Milk, ses rencontres, ses lieux de prédilections, les grandes manifestations… Clôturée par une marche sur San Francisco pleine de lumière et d’émotion, l’œuvre de Van Sant est à la hauteur de son symbole, encrée à jamais dans les murs de la ville grâce à ces mots : « Si une balle devait traverser mon cerveau, laissez-la briser aussi toutes les portes. »