Flingues à la main, gros cylindres et bombes atomiques entre les jambes, Pistoléro et ses potes, les grandes gueules cassées des Victors, n’ont qu’un seul but : écumer les terres sauvages d’Amérique pour venger la douce du big boss, brûlée vive par le gang de motards des 666.

Une seule façon d’y parvenir : suivre la route qui mène droit en enfer…

Note de l’Auteur

[rating:3/10]


Date de sortie : 4 juin 2009
Réalisé par Larry Bishop
Film américain
Avec Larry Bishop, Michael Madsen, Laura Cayouette
Durée : 1h 24min
Bande-Annonce :

Etant un fan inconditionnel du monde des bikers, j’attendais avec une impatience non dissimulée Hell Ride, d’autant plus que c’était monsieur Quentin Tarantino qui en était le producteur exécutif et qu’un casting alléchant composé de Dennis Hopper qui, 30 ans après le mythique Easy Rider, renfile ses santiags pour cette virée endiablée, Michael Madsen, le regretté David Carradine, Vinnie Jones et j’en passe. Que du beau monde en perspective.

Malheureusement, c’est souvent quand on attend le meilleur avec impatience que le pire pointe le bout de son nez.

Le trois-quart du film se résume en un défilé de jeunes demoiselles entièrement nues ou presque certes très charmantes mais au QI ne dépassant pas les deux chiffres avec pour seules répliques des phrases aussi sophistiquées qu’originales : « je suis ton trou en feu », « baise-moi, baise-moi j’te dis ! », « on fait une partouze ? », « je suis encore plus profonde que gorge profonde ! »… c’est vous dire le niveau du film !

L’histoire n’est pas mal non plus puisqu’on n’y comprend absolument rien du début à la fin. On sait qu’il s’agit d’une vague histoire de vengeance qui dure depuis plus de 32 ans et c’est tout. L’intrigue est d’une bêtise inouïe et les nombreux flashbacks sont tout simplement consternants avec une luminosité débordante de dégueulis et certains effets immondes. Larry Bishop devrait arrêter de croire que tremper sa caméra dans la cuvette des W.C confère un style quelconque à son film.

Le casting déçoit également puisque Michael Madsen n’est plus que l’ombre de lui-même (on est bien loin de ses performances quasi-divines de Réservoir Dogs, Kill Bill ou Donnie Brasco). L’acteur ne fait plus le poids, il en a trop ! Vient après un Vinnie Jones très effacé et peu charismatique et un Eric Balfour que l’on a pu apercevoir dans le remake de Massacre A La Tronçonneuse avec Jessica Biel, qui a autant d’expression qu’un poisson rouge à moitié mort au fond de son bocal.

Seul Dennis Hopper tient à peu près la route dans ce rôle de vieux routard attaqué aux acides et autres substances illicites : sans pour autant tirer son épingle du jeu, on va dire qu’il est le moins pathétique de tous.

Le seul point positif reste néanmoins la B.O. (comme quoi tout n’est pas à jeter au vide-ordure dans ce film) qui a le mérite de nous emporter tambours battants dans ce déluge de stupidités dans un rythme effréné au doux son de rock’n’roll endiablé. A elle seule, elle empêche l’effondrement immédiat de Hell Ride dans les méandres des nullités du siècle et peut-être même du siècle passé.

Hormis ce grain de sable dans cet océan de débilités profondes, Hell Ride n’a malheureusement pas grand chose à offrir à son spectateur.

Que ce soit assumé ou non, Hell Ride repousse les limites du Z.

Le spectateur reste sur sa fin, pire, il éprouve l’étrange sensation d’avoir comme une envie de vomir du regard pendant la projection.

Ce film, pourtant recommandé et signé du nom de Tarantino est affligeant de nullité et il faudrait vraiment avoir bien moins de 12 ans et ne rien connaître au genre pour ressentir autre chose qu’un vague engourdissement dû à l’endormissement progressif qui nous envahit durant la quasi-totalité du film.

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Arnaud
Invité

Bonjour,

je souhaitais répondre à cette critique qui me semble être des plus agressives sans pour autant m’insurger en criant haut et fort au film culte comme de nombreux fan de l’univers de Tarantino et d’autres de ses contemporains….
Mais il me semble que cette dernière (la critique) me semble complétement irrationnelle…
D’un point de vue technique tout d’abord, il me semble que la réalisation comme la direction photo ne proviennent d’une cuvette de toilette, le style est assumé certes mais est fournit…
Les filtres sont très bien utilisés et la narration n’est pas du tout difficile à saisir, je ne vois en rien ce qu’il y a de difficile à comprendre et par conséquent à suivre dans ce récit…
La direction d’acteur est bien assuré elle aussi et de très loin le rôle le moin bien tenu est celui de hooper d’ou ma surprise quand vous ventiez ce dernier ( venter est un bien grand mot le moin catastrophique pour reprendre votre idéee pourtant dans son cas c’est une catastrophe)… Les rôles féminins sont les mieux tenus qui plus est…
Je n’essaye pas de me faire l’avocat du diable d’un film qui ne mérite ni la palme ni l’oscar nous sommes d’accord, mais critiquer un film de guérilleros car il y a bcp de vulgarité et des filles sexe a outrance avec bcp de violence et du trash me semble une abhération car c’est l’essence même de cet univers… Cela revient à écouter du bethooven et dire que c’est niais car il y a trop de violon outrancier… Mieux vaut ne pas se risquer à critiquer dans ce cas… Si Tarantino auvait été aux manettes vous aurez crié au film culte et a l’apologie fantastique des confrérie de biker…
Voilà je ne cherche pas du tout à m’opposer à votre opinion, mais moi même travaillant dans le cinéma je ne peux absolument pas comprendre qu’une personne ayant un amour pour cet art et qui s’en fait la critique puisse être aussi peu informé sur les techniques de ce dernier et sur sa construction… La prochaine fois il faut mieux analyser Harry Potter, là c’est plus évident…
De nombreuses personnes tout à fait professionnel vous diront la même chose que moi…. Il me semble sans aucune agressivité qu’il faut parfaire la formation et retourner dans les salles obscures pour se rendre compte et enfin comprendre ce qu’il en est vraiment de la création d’images et d’univers, après vous pourrez en toute crédibilité tenir des propos tout autant outrancier que ceux dont vous accusez cet humble film…
Cordialement
Arnaud.

Arnaud
Invité

merci de cette réponse, même si j ne partage pas du tout votre avis sur cette oeuvre, votre réponse est fondée et pertinente, juste que je n’ai jamais dit que la communauté “biker” est bien représenté dans la vision du film, je parlais d’univers de guérilleros, qui je pense que vous me l’accorderez sont souvent tournés vers une vulgarité crue, le sexe trash et la violence stylisées de manière tout à fait caricaturale mais c’est ce qui fait que c’est si bon… Qu’on aime ou pas c’est l’essence même de ce genre d’univers…
En vous remerciant encore d’avoir pris le temps de répondre…
Cordialement,
Arnaud.

Wesley
Invité
Wesley

Rebonjour Arnaud,

votre critique est également très intéressante et très fondée.

C’est vrai que nos avis divergent concernant Hell Ride (pas sur tout les films j’espère!) mais c’est très bénéfique de créer le dialogue dans ces cas là : j’ai mon avis et je l’explique, vous avez votre avis, vous l’expliquez et le défendez, c’est toujours mieux que quelqu’un qui vous dit “je ne suis pas d’accord” mais ne laisse pas s’ouvrir un débat.

De ce fait j’apprécie tout particulièrement vos commentaires concernant ma critique.

En espérant que vous reviendrez souvent faire en faire d’autres sur d’autres films, je vous souhaite une bonne continuation.

Cordialement,

GRAINDESEL
Invité

Merci à vous deux pour ces analyses qui m’ont parues trés intéressantes ,et muni de ces précieux avis je vais néanmoins acheter le DVD pour à mon tour me forger un avis ..

Cordialement

[critique] Hell Ride

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