Flingues à la main, gros cylindres et bombes atomiques entre les jambes, Pistoléro et ses potes, les grandes gueules cassées des Victors, n’ont qu’un seul but : écumer les terres sauvages d’Amérique pour venger la douce du big boss, brûlée vive par le gang de motards des 666.

Une seule façon d’y parvenir : suivre la route qui mène droit en enfer…

Note de l’Auteur

[rating:3/10]


Date de sortie : 4 juin 2009
Réalisé par Larry Bishop
Film américain
Avec Larry Bishop, , Laura Cayouette
Durée : 1h 24min
Bande-Annonce :

Etant un fan inconditionnel du monde des bikers, j’attendais avec une impatience non dissimulée , d’autant plus que c’était monsieur Quentin Tarantino qui en était le producteur exécutif et qu’un casting alléchant composé de qui, 30 ans après le mythique , renfile ses santiags pour cette virée endiablée, Michael Madsen, le regretté , et j’en passe. Que du beau monde en perspective.

Malheureusement, c’est souvent quand on attend le meilleur avec impatience que le pire pointe le bout de son nez.

Le trois-quart du film se résume en un défilé de jeunes demoiselles entièrement nues ou presque certes très charmantes mais au QI ne dépassant pas les deux chiffres avec pour seules répliques des phrases aussi sophistiquées qu’originales : « je suis ton trou en feu », « baise-moi, baise-moi j’te dis ! », « on fait une partouze ? », « je suis encore plus profonde que gorge profonde ! »… c’est vous dire le niveau du film !

L’histoire n’est pas mal non plus puisqu’on n’y comprend absolument rien du début à la fin. On sait qu’il s’agit d’une vague histoire de vengeance qui dure depuis plus de 32 ans et c’est tout. L’intrigue est d’une bêtise inouïe et les nombreux flashbacks sont tout simplement consternants avec une luminosité débordante de dégueulis et certains effets immondes. Larry Bishop devrait arrêter de croire que tremper sa caméra dans la cuvette des W.C confère un style quelconque à son film.

Le casting déçoit également puisque Michael Madsen n’est plus que l’ombre de lui-même (on est bien loin de ses performances quasi-divines de Réservoir Dogs, ou ). L’acteur ne fait plus le poids, il en a trop ! Vient après un Vinnie Jones très effacé et peu charismatique et un que l’on a pu apercevoir dans le remake de Massacre A La Tronçonneuse avec , qui a autant d’expression qu’un poisson rouge à moitié mort au fond de son bocal.

Seul Dennis Hopper tient à peu près la route dans ce rôle de vieux routard attaqué aux acides et autres substances illicites : sans pour autant tirer son épingle du jeu, on va dire qu’il est le moins pathétique de tous.

Le seul point positif reste néanmoins la B.O. (comme quoi tout n’est pas à jeter au vide-ordure dans ce film) qui a le mérite de nous emporter tambours battants dans ce déluge de stupidités dans un rythme effréné au doux son de rock’n’roll endiablé. A elle seule, elle empêche l’effondrement immédiat de Hell Ride dans les méandres des nullités du siècle et peut-être même du siècle passé.

Hormis ce grain de sable dans cet océan de débilités profondes, Hell Ride n’a malheureusement pas grand chose à offrir à son spectateur.

Que ce soit assumé ou non, Hell Ride repousse les limites du Z.

Le spectateur reste sur sa fin, pire, il éprouve l’étrange sensation d’avoir comme une envie de vomir du regard pendant la projection.

Ce film, pourtant recommandé et signé du nom de Tarantino est affligeant de nullité et il faudrait vraiment avoir bien moins de 12 ans et ne rien connaître au genre pour ressentir autre chose qu’un vague engourdissement dû à l’endormissement progressif qui nous envahit durant la quasi-totalité du film.