Affiche du film I'm Still Here

En 2008, l’acteur annonce qu’il prend sa retraite du métier et tente sa chance comme chanteur hip-hop. Durant un an, son beau-frère , armé de sa caméra, documentera au jour le jour sa dépression, son dégoût de la célébrité et ses nombreux revers. Parallèlement, l’ex-acteur à l’apparence négligée entame la tournée de promotion du film «  » de , durant laquelle il crache son fiel contre le show-business et tient des propos incohérents devant les caméras de télévision. Entre les sauteries avec ses amis et ses prestations de rappeur, Joaquin Phoenix, devenu la risée de tout Hollywood, crie son désespoir.

Note de l’Auteur

[rating:10/10]

Date de sortie : 13 juillet 2011
Réalisé par Casey Affleck
Film américain
Avec Joaquin Phoenix, , Casey Affleck
Durée : 1h48min
Titre original : I’m Still Here
Bande-Annonce :

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I’m Still Here est le projet fou entre un acteur immensément talentueux et couillu et un réalisateur qui l’est tout autant : Joaquin Phoenix et Casey Affleck. Pour situer les faits, en 2008 le couperet tombe lorsque l’acteur de et Two Lovers annonce qu’il arrête le cinéma pour se lancer dans le Hip Hop. Stupéfaction à Hollywood qui voit l’un de ses jeunes prodiges saboter sa carrière cinématographique pour endosser la casquette embarrassante de rappeur.[pullquote]Le projet fou de deux potes qui ont voulu ébranler d’une seule secousse et sans aucune rancune le tout Hollywood.[/pullquote]

Pendant des semaines entières et des mois après cette annonce, personne ne savait trop bien quoi en penser : canular pour certains, déchéance d’une famille maudite pour les autres, Joaquin Phoenix n’a cessé d’enflammer les tabloïds au cours de frasques endiablées allant du tabassage lors d’un concert de rap laborieux à un talk show mémorable, le tout parfaitement emballé avec un look de clodo bobo qui n’est pas sans rappeler par moment un certain . Seulement voilà, des mois après sortait sur les écrans I’m Still Here, vrai/faux documentaire dévoilant l’un des plus gros coups de maître de ces dernières années.

Photo du film I'm Still Here

Ainsi donc, pendant des mois, Casey Affleck a suivi le faux quotidien d’une personnalité mégalo et prétentieuse que rien n’arrête et qui se lance bon gré mal gré dans l’industrie du rap. Pendant plus d’heure heure et demie on suit avec stupéfaction la performance de cet acteur hors norme. Son jeu d’acteur sonne tellement vrai que le doute plane à chaque plan. Son comportement est-il manipulé de toutes pièces ? Ses moments de faiblesse, de malaise, de tension sont-ils véritables ? La frontière entre la réalité et la fiction devient flou et le malaise entre un spectateur qui devient un voyeur à part entière et une star qui touche le fond s’accroît de minute en minute. Ce sentiment est encore plus fort lorsque Joaquin Phoenix va au bout de son rôle et pousse ses propres amis à le détester et le délaisser.

Dès lors, bien qu’à double tranchant, I’m Still Here apparaît comme le projet fou de deux potes qui ont voulu ébranler d’une seule secousse et sans aucune rancune le tout Hollywood en dénonçant par la même occasion la naïveté et la méchanceté des médias. Chapeau bas !

Photo du film I'm Still Here