Oscarisé pour , le réalisateur Andrew Stanton a participé de près ou de loin à la plupart des productions à succès du studio Pixar (, , etc) mais s’est attaqué ici, toujours en partenariat avec Disney et après son compère de Pixar, (Mission : Impossible – Protocole Fantôme), à son premier film “live” en adaptant le premier volume de la saga de Barsoom (Le Cycle de Mars : 11 bouquins en tout) d’ publié en 1912 (plus connu pour… Tarzan, créé la même année). Le scénario basé sur le roman de Burroughs est également introduit par une incarnation de l’auteur dans le film, à l’image de la préface qui plaçait John Carter comme le grand-oncle de celui-ci. De mémoire (ma lecture de ce roman date un peu à vrai dire), l’histoire est assez fidèle au bouquin, à part la toute fin qui déborde un peu sur le début du second roman prévu pour être également adapté au cinéma d’ici 2 ans.

La réalisation d’Andrew Stanton se tient. Elle n’est pas exceptionnelle en soi mais malgré ses 2h20, le rythme du film reste assez soutenu une fois l’histoire démarrée et les scènes d’actions sont bien réglées : pas de longueurs inutiles dans celles-ci et une lisibilité assez étonnante, surtout pour un film en 3D. D’ailleurs celle-ci est assez bien gérée également malgré un ajout en post-production : on remarque juste quelques ratés lors de combats dans la profondeur des équipements ou des montures des personnages. On regrettera aussi certaines ellipses maladroites mais dans l’ensemble la narration est bien maîtrisée. Si comparer JOHN CARTER à un potentiel comme j’ai pu le lire parfois me semble exagéré, le film est néanmoins un mélange habile d’épique et d’humour, assez “disneyien” sur certains aspects mais néanmoins moins creux qu’un Prince of Persia par exemple, auquel la bande-annonce très ensablée me faisait beaucoup penser…

Un bon moment pop-corn : il en faut !

L’interprétation des personnages est honnête mais parfois un peu bancale. Toutefois, la prestation du couple de héros par et est relativement crédible, avec un certain second degré. On est loin des rôles poussifs qu’ils interprétaient dans Wolverine (Gambit et Silver Fox). On regrettera tout de même que Taylor Kitsch ne retrouve pas la profondeur qu’il pouvait avoir dans la série , mais cela est sans doute dû à la relative simplicité du scénario. On pourra également s’amuser à retrouver les autres acteurs ayant déjà officié dans des films adaptant des comics (, , Kick Ass…) ou dans des séries télévisées (Breaking Bad, Rome…). On pourra éventuellement regretter l’absence d’un acteur plus connu et plus charismatique du côté des méchants pour donner un peu plus de corps à l’intrigue.

Ce JOHN CARTER (of Mars, même si le marketing veut désormais nous le faire oublier) est un très bon divertissement. S’il ne tient pas toutes les promesses des ambitions que l’on pouvait prêter à ce métrage et à ses créateurs, le film développe un univers et des personnages intéressants malgré un côté “tous publics” assez prévisible avec des productions Disney. L’épique et l’humour s’assemblent plutôt bien dans ce film de SF/aventure qui, s’il ne se comparera sans doute jamais à un Star Wars ou à un Seigneur des Anneaux, peut très bien ouvrir la voie à une série de films de divertissement fort honorables à l’instar de ce que Disney a pu faire avec la série des Pirates des Caraïbes. Un bon moment pop-corn donc : il en faut !