s’est retiré dans le nord de la Thaïlande, où il mène une existence simple dans les montagnes et se tient à l’écart de la guerre civile qui fait rage non loin de là, sur la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar. Il pêche et capture des serpents venimeux pour les vendre.
La violence du monde le rattrape lorsqu’un groupe de volontaires humanitaires mené par Sarah et Michael Bennett vient le trouver pour qu’il les guide jusqu’à un camp de réfugiés auquel ils veulent apporter une aide médicale et de la nourriture. Rambo finit par accepter et leur fait remonter la rivière, vers l’autre côté de la frontière.
Deux semaines plus tard, le pasteur Arthur Marsh lui apprend que les volontaires ne sont pas revenus et que les ambassades refusent de l’aider à les retrouver. Rambo sait mieux que personne ce qu’il faut faire dans ce genre de situation…

Note de l’Auteur

[rating:9/10]

Date de sortie : 06 février 2008
Réalisé par
Film américain
Avec Sylvester Stallone, , Paul Schulze
Durée : 1h30mn
Bande-annonce :

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Un an après avoir ressuscité brillamment Rocky Balboa, Stallone s’est attelé à son autre personnage fétiche qui a participé à sa célébrité, le vétéran John Rambo, autre héros mythique des années 80. Après un premier opus très politique et deux séquelles d’action totalement décérébrées, faire revenir ce personnage vingt ans après sa dernière aventure cinématographique avait de quoi faire sourire. Difficile de s’imaginer un John Rambo vieillissant avoir autant d ‘impact qu’à l’époque.
Stallone souhaitait revenir aux sources de ce personnage, boucler la boucle. En réalisant John Rambo, Stallone semble vouloir renouer avec tout un pan du cinéma de divertissement plus que tout autre chose mais en privilégiant le réalisme.

Dès le générique, Stallone décide de montrer au spectateur ce qu’endure le peuple birman. Le pays est en pleine guerre civile et la situation est quasie méconnue du grand public car l’info filtre peu. Il illustre donc son générique d’images très crues et violentes, archives de la BBC renforçant le côté réaliste du film. La première scène en dit long sur le manque de compassion et l’indifférence que vivent les rebelles karens. Les birmans s’amusent avec eux et se livrent aux pires tortures et atrocités. A noter que le grand méchant du film est un héros karen qui a tout risqué pour lui et sa famille pour être dans le film et faire connaître au plus grand nombre la situation en Birmanie.

John Rambo, après avoir connu concrètement la guerre, s’est retiré du monde et vit de choses simples: c’est un exil volontaire au coeur de l’enfer. Lorsque le groupe de missionnaires chrétiens vient lui demander de l’aide, deux idéologies antagonistes se confrontent: l’idéalisme des missionnaires contre le réalisme de John Rambo. Il n’aime pas leurs idées mais est séduit par le personnage de Sarah Miller (Julie Benz) dont la vulnérabilité et la douceur s’oppose à sa dureté. Il accepte donc de leur venir en aide bien qu’il soit persuadé que rien de bon en découlera : la scène avec les pirates démontre la sauvagerie qui les attend et lève le masque sur ce que Rambo pense être (il est un guerrier dans l’âme et rien n’a changé).Lors des scènes d’action, Stallone n’a eu qu’un seul mot d’ordre: être aussi réaliste que possible. Du coup, toute scène, aussi brutale soit elle, a été étudiée pour coller au plus près de la réalité (notamment dans le résultat obtenu en utilisant telle ou telle arme). Dans ce souci de réalisme, Stallone a tout fait pour éviter au maximum les scènes de corps à corps pour Rambo afin de ne pas friser le ridicule d’où la présence des mercenaires attestant qu’il ne pouvait pas tout faire tout seul.
La conclusion de John Rambo permet de boucler la boucle: il retourne enfin chez lui, mais avec tout ce qu’il a pu vivre, y restera-t-il?

John Rambo est un film d’action intense et spectaculaire. Stallone semble avoir exactement compris les attentes de son public et les comblent généreusement. Rarement film d’action n’aura été aussi gore, la dernière partie est une vraie boucherie, sans toutefois glorifier la violence. John Rambo est un excellent film, lucide et maîtrisé mais c’est surtout un grand moment à l’ancienne excessif, spectaculaire et d’une intensité toujours présente, qui redonne ses lettres de noblesse au genre.