Une femme et son mari ouvrier sont au mauvais endroit, au mauvais moment : ils sont les témoins d’une extorsion complotée par deux criminels. Témoins gênants, ils deviennent des cibles vivantes pour ces deux tueurs.

Note de l’Auteur

[rating:2/10]


Date de sortie : Direct-To-DVD depuis le 2 mars 2010
Réalisé par
Film américain
Avec Diane Lane, Thomas Jane,
Durée : 1h 35min
Bande-Annonce :

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Après le retour fracassant de sur les planches avec suite à plusieurs tentatives ratées (, Domino, ), bons nombres de productions de petites envergures ressortent subitement des tiroirs poussiéreux où elles avaient été jetées et oubliées aussi vite. Alors si certaines méritent que l’on s’attarde sur leur sujet (on peut penser à l’ovni ), c’est loin d’être le cas pour les autres. fait, comme on pouvait s’y attendre, partie de cette deuxième catégorie sans pour autant être un navet en tous points.

Le seul est unique point fort susceptible de nous faire regarder une série B comme Killshot est sans doute son casting. Voir un acteur aussi charismatique que Mickey Rourke affronter tant verbalement que physiquement l’un des acteurs les plus talentueux de sa génération () avait de quoi en émoustiller plus d’un. Si c’est deux acteurs parvennaient à donner le meilleur d’eux, le film promettait d’entre un très bon divertissement. Est-le cas au final ? Oui et non. 50% de leurs scènes valent réellement le coup d’œil. Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent à l’image des autres acteurs présents : Thomas Jane est bon une fois sur cinq et Diane Lane et Rosario Dawson n’ont jamais vraiment brillé par leur talent d’actrices. Tous les trois ont plus l’air de cachetonner que de jouer réellement le jeu à fond. A vrai dire, c’est sans doute pour cela que j’ai toujours admiré le travail de Mickey Rourke même quand sa carrière était au plus bas. Qu’il soit dans un film indépendant, dans un film grand public ou dans un navet planétaire, l’acteur joue le jeu à fond comme s’il n’avait rien à perdre. Il fonce dans le tas sans cligner une seul fois des yeux comme le font également des acteurs comme Ron Perlman ou . Sur ce point, chapeau et merci pour le spectacle.

Malheureusement, ni Mickey Rourke, ni Joseph Gordon-Levitt n’arrivent à rendre cette série B pâteuse et molle du genou digeste. La faute à qui ? La faute à quoi ? A peu près tout à vrai dire. C’est à se demander si John Madden, le réalisateur de (rien que ça !), avait laissé son talent au vestiaire sur ce coup. L’histoire de ce couple pourchassé par deux tueurs psychopathes n’arrive pas une seule seconde à devenir intéressante, pire elle vogue d’invraisemblance en invraisemblance sans que le réalisateur ne se pose une seule fois la question « fais-je fausse route ? ». Non il fonce tête baissé et enchaine avec un intérêt très douteux les fautes de mauvais goût. Tout y passe, de la mise en scène calamiteuse à la musique sirupeuse que l’on croyait propre aux ascenseurs en passant par les twists téléphonés que seuls les protagonistes de l’histoire font exprès de ne pas voir arriver à des kilomètres. Dommage car même avec la meilleure volonté du monde, contrairement à eux, il nous sera bien difficile de faire semblant et d’y croire plus de cinq minutes.

Au final, Killshot est le genre de production (ou d’escroquerie, au choix) qui aurait mieux fait de rester aux oubliettes plutôt que d’essayer de se faire un peu d’argent de poche sous prétexte qu’un des acteurs présent au casting est au top en ce moment. Un tel procédé est vraiment bas surtout pour un réalisateur de la trempe de John Madden. Mais bon qui ne tente rien n’a rien comme on dit non ? Il a essayé, il a perdu. Echec et mat.