Affiche du film LA DAME EN NOIR

Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 14 mars 2012
Réalisé par
Film britannique, canadien, suédois
Avec , Ciarán Hinds,
Durée : 1h 35min
Titre original :
Bande-Annonce :

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Annonçant le retour de la légendaire société de production britannique, berceau du cinéma d’épouvante populaire des années 50 et 60, la bien nommée , est un film d’épouvante-horreur qui en laissera perplexe plus d’un à la sortie de la séance. Non pas que le film soit mauvais mais il oscille avec une décontraction parfois consternante entre le très bon et le médiocre.

Bien que l’histoire soit un concentré de tout ce qui a déjà été fait depuis des décennies avec l’arrivée d’un jeune notaire dans une ville cachant un secret lourd de conséquences, le réalisateur du percutant s’est donné du mal pour fabriquer une atmosphère lourde et oppressante. Les apparitions sont bien dosées et le crescendo horrifique est bien amené. A noter également un jeu sur les ombres et une photographie plus que réussis conférant à l’ensemble une sensation aussi magnétique qu’électrisante.

Photo (1) du film LA DAME EN NOIR

Un film de genre très correct quand on regarde les propositions de ces derniers mois, mais qui laissera un arrière-goût de déception au palais quand on devine aisément ce qu’il aurait pu devenir avec d’autres choix.

Le plus gros point noir de La Dame En Noir, hormis cette sensation de l’avoir déjà vu des centaines de fois auparavant et une conclusion un peu facile, vient du choix de son personnage principal. A contrario d’un qui a cassé avec succès son image de vampire, ce n’est pas avec cette prestation qu’il arrivera à rebondir en effaçant des mémoires sa carrière de magicien à lunettes. Le fait qu’il soit père de famille dérange avec sa carrure d’adolescent frêle et pâle mais ça passe encore. Le plus dérageant viendra d’une prestation des plus stoïques. Quoiqu’il se passe autour de lui, l’acteur brille par son inexpressivité. Pas une sensation d’étonnement ne viendra perturber un regard vide, pas un tic nerveux ne viendra trahir une quelconque peur de l’inconnue. Non, son personnage est soit le gars le plus zen de la planète, soit il en est le plus idiot. Une chose est sûre, on n’y croit pas une seule seconde. Dommage car à lui seul il parvient à gâcher l’envie d’en savoir d’avantage.

En résulte un film de genre très correct quand on regarde les propositions de ces derniers mois mais qui laissera un arrière goût de déception au palais quand on devine aisément ce qu’il aurait pu devenir avec d’autres choix.

Photo (2) du film LA DAME EN NOIR