Pour son premier long métrage, Thomas Kruithof s’engouffre dans le scandale d’État et les bisbilles technocratiques, attrapant le spectateur au cœur du film-enquête. Dès lors, la curiosité s’éveille à l’aune des œuvres qui ont déferlé ces dernières décennies, puisant dans d’incroyables affaires de corruption, de magouilles et de costauds rebondissements politiques. Et alors que la France s’en trouve particulièrement affaiblie, voilà que LA MÉCANIQUE DE L’OMBRE déboule sur les écrans, chargé de références qui ont entaché la récente chronique hexagonale.

L’affaire est simple, le fragile Robert Duval – François Cluzet, impassible – va sortir de sa léthargique période de chômage pour se retrouver, malgré lui, au cœur des arcanes complotistes de la république, dans de pures fins électorales. Voilà des légendes urbaines, objets de tous les fantasmes, qui alimentent sans cesse les théories les plus ubuesques jamais scrutée dans l’Histoire de notre démocratie. Non pas parce qu’elles semblent dérisoires ou irréelles, mais parce que leurs épaisses couches de mystère s’accordent à ce que bien des secrets soient définitivement enterrés. Tel serait l’argument principal de la LA MÉCANIQUE DE L’OMBREentraîner dans son sillon, le sentiment de toucher du doigt les exactions les plus inavouables de notre classe dirigeante.

Photo du film LA MÉCANIQUE DE L'OMBRE

Pourtant, la machine ne s’emballe, hélas, jamais. Pire, elle donne la désagréable sensation de tourner à vide. Bien que feutrée, photoglacée et séduisante, la mise en scène de Thomas Kruithof manque parfois de subtilité – cuts sur un puzzle pendant que Robert Duval rassemble…“les pièces du puzzle” (!!) – et se perd souvent dans des inserts esthétiques plus que narratifs. Et si tout le monde joue sa partition à fond, la mécanique flamboyante devient poussive, laborieuse et labyrinthique. Le jeu de pistes lancé à ses débuts creuse une sincère curiosité pour cet intriguant manège, où chacun tente de jouer au plus malin, d’anticiper les futurs coups de ses adversaires. Puis, comme dans une mauvaise partie de poker, le film court au tapis aveuglement, sans véritable main.

« L'esthétisme poussé de LA MÉCANIQUE DE L'OMBRE ne l’empêche pas d'être labyrinthique » Cliquez pour tweeter

Bien heureux celui qui peut se targuer de reprendre les codes du genre tout en versant une actualité débordante de scandales sans en être lui-même dépassé. Cette réalisation solide pourrait, comme si finalement l’enquête importait peu, trouver son alter-ego à l’américaine. Malheureusement pour Thomas Kruithof, être un metteur en scène à fort potentiel ne suffit pas à combler un scénario qui joue davantage la rétention d’informations, plutôt que sur l’intrusion mystérieuse dans l’antichambre sanguinolente du pouvoir.

Sofiane

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Jean robert lepan
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Jean robert lepan

Bonjour,
Je suis Jean Robert Lépan, auteur du roman “Le secret de Diane”, paru en 2014, chez Nouvelles Plumes !
J’ai été alerté par plusieurs lecteurs à propos de la ressemblance entre ce script et mon thriller…Constatez la similitude des histoires:

Résumé de la mécanique des ombres
“Duval sort de deux ans d’inactivité. Après une grosse dépression, l’homme s’est retrouvé au chômage, sans parvenir à sortir la tête de l’eau. Aussi, quand il est contacté par un mystérieux homme d’affaires, accepte-t-il immédiatement sa proposition : retranscrire, contre une belle rémunération, des écoutes téléphoniques. Mais Duval, qui ne s’était pas posé beaucoup de questions sur la finalité de sa mission, comprend bientôt que celle-ci le place au cœur d’un inquiétant complot politique…”

Résumé (quatrième de couverture) du livre Le secret de Diane (Nouvelles Plumes)
Après avoir découvert l’infidélité de son petit ami, Diane, secrétaire médicale, décide de reprendre son destin en main. Elle accepte l’étrange proposition d’une mystérieuse aristocrate : retranscrire les enregistrements audio d’un dénommé Max. Qui est cet homme ? Quels sont ses liens avec la baronne ? Et surtout quels secrets recèlent ces cassettes ? Diane ira jusqu’au bout pour faire la lumière…

Sans vouloir crier trop vite au plagiat, je suis troublé par la similitude des résumés (jusque dans la forme) et je me dois de réagir par rapport à ce fait !

Bien à vous !