La vie de Walter n’est plus ce qu’elle était. Déprimé, vivant au ralenti, il s’éloigne de sa famille et de ses proches. Sa femme finit par le chasser de la maison pour le bien de leurs enfants. Touchant le fond, il s’accroche malgré lui à une marionnette de castor trouvée un soir par hasard. Par jeu ou par désespoir, il utilise cette marionnette pour extérioriser toutes les choses qu’il n’ose pas dire à sa famille et ses collègues. La marionnette devient alors comme une nouvelle personnalité, un nouveau Walter, plus positif et sûr de lui. Rapidement il reprend le contrôle de sa vie mais découvre peu à peu qu’il ne peut plus vivre sans son castor. Parviendra-t-il à se débarrasser de lui ?

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 25 mai 2011
Réalisé par
Film américain
Avec , Jodie Foster, ,
Durée : 1h31min
Titre original : The Beaver
Bande-Annonce :

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Un film américain ayant pour sujet la dépression, ça a généralement le don de refroidir un peu mon enthousiasme. Le Complexe du Castor ne s’en sort pas si mal que ça en ne basant pas l’intégralité de son propos sur une envahissante morosité. Ce troisième métrage de Jodie Foster joue en effet très bien la plupart du temps de l’étroite ligne séparant la tristesse et le rire, même si des scènes et des répliques un peu trop grandiloquentes viennent un peu alourdir le propos.

L’histoire de Walter et de sa famille en décomposition et sa réaction psychologique à sa dépression par le biais d’une marionnette de castor ne prêtent pas à rire évidemment. Mais l’alternance de scènes fortement dramatiques et lentes et d’autres plus enjouées ou prêtant à sourire, arrivent à faire du personnage de Mel Gibson, un être à la fois crédible dans une certaine folie et parfois terriblement inquiétant dans son état dépressif. L’acteur joue d’ailleurs très bien ce personnage à facettes et étonne en comparaison de ses dernières prestations.

Par ailleurs, le reste du casting est aussi en bonne forme, que ce soit la mère et femme en souffrance interprétée par la réalisatrice-actrice Jodie Foster que les adolescents qui se recherchent, interprétés par Anton Yelchin et Jennifer Lawrence (récemment vus dans des films plus geek et tous publics comme et X-Men : Le Commencement). Ils font tous ressortir l’ambiance douce-amère de ce film assez prenant et au propos pesant. Seul bémol : un dernier tiers de film totalement déséquilibré, hésitant entre le happy-end, la dépression ultime et de la grandiloquence inutile.

Dommage que la fin du film soit aussi brouillon, ça aurait pu être un très grand film pour les clients du genre. [pullquote]Le Complexe du Castor reste fort honorable avec notamment un Mel Gibson au mieux de sa forme cinématographique.[/pullquote] Le propos fait réfléchir et peut laisser un certain goût amer après son visionnage, mais c’est peut-être un mal nécessaire au vu du sujet du film.