Si vous avez vu la bande-annonce, vous risquez d’être surpris car LE NOUVEAU n’est pas du tout le genre de film auquel on s’attend, à savoir une énième comédie légère aux gags pour ados agrémentée de la présence de pour booster les entrées.

Pour son premier long-métrage, revient sur le thème de l’adolescence qui semble lui tenir particulièrement à cœur en élargissant les angles qu’il avait commencé à traiter dans ses deux premiers court-métrages (13 ans et Aglaée). Vaste sujet ayant déjà fait l’objet de nombreuses comédies, de La Boum aux Beaux gosses en passant par , mais traité ici sous un angle finalement assez inattendu !

Pour commencer, Max Boublil n’a qu’un petit rôle – histoire de dire qu’il y a pas de que des enfants au casting, et encore. Fidèle à lui-même dans un rôle qui ne diffère pas vraiment des précédents : toujours nonchalant, sympathique, mais refusant de mettre ses deux pieds dans la vie d’adulte, il ajoute à la note d’humour constante du film.

Ensuite, le film est loin d’être une succession de blagues ou de situations comiques, même si elles le ponctuent. On sourit ou on rit, mais parfois un peu jaune car il est question ici des difficultés et des moqueries que l’on peut subir au collège lorsque l’on est nouveau (ou pas, d’ailleurs). Lorsque l’on est victime des railleries des petits tyrans de la classe qui font leur loi parce qu’ils ont trouvé le moyen d’être plus à l’aise et d’être labellisés « cool ».  On ne peut s’empêcher de retrouver des situations que l’on a forcément vécues quel que soit le « camp » dans lequel on se trouvait, puis d’avoir un petit pincement au cœur ou d’être mal à l’aise pour ces gosses-là.

Enfin, le film est façonné par une certaine intemporalité qui facilite l’identification et l’empathie, même s’il s’agit ici d’un milieu plutôt privilégié. Si l’on sent que le réalisateur a été marqué par les années 80, on passe toutefois du vinyle à une brève allusion à Facebook sans trop savoir à quelle époque l’on se trouve vraiment. Ils pourraient être nous, nos enfants ou nos parents ; rien ne change vraiment de ces situations là. On retrouve « les bandes » qui se forment dans les classes, les éternels rejetés (un peu clichés tout de même), les premiers émois de cet âge-là, et la scission que cela entraîne. D’un côté, ceux qui « osent » parler aux filles et les approcher, de l’autre ceux qui sont trop timides ou maladroits pour se rendre compte qu’ils plaisent et que le feu est vert.

« Sous ses allures de comédie bon enfant, LE NOUVEAU aborde des questions et situations qui peuvent marquer des ados de toutes générations. »

En fin de compte, à travers une réalisation assez simple, la performance d’adolescents qui jouent avec beaucoup de naturel, et des seconds rôles bien travaillés qui enrichissent le scénario, Rudi Rosenberg réussit à nous replonger dans nos années collèges. Jamais trash, ni vulgaire, sous ses allures de comédie « bon enfant », LE NOUVEAU aborde cependant des questions et situations qui peuvent marquer des ados de toutes générations. La sincérité et le point de vue alternatif que propose le film quant aux choix que l’on peut faire pour vivre au mieux cette « période » là, séduira sans nul doute les adolescents. Ces derniers, tout autant que leurs parents, seront certainement rassurés par une morale qui prône l’acceptation de soi et de ses inclinaisons naturelles, en dépit des codes sociaux dictés par une poignée d’individus, ainsi que le dépassement du regard de l’autre pour se construire et s’épanouir.

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ?

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INFORMATIONS
Affiche du film LE NOUVEAU

• Titre original : 
• Réalisation : Rudi Rosenberg
• Genre : Comédie
• Acteurs principaux : Max Boublil, Réphaël Ghrenassia, , , ,
• Pays d’origine : France
• Sortie : 23 décembre 2015
• Durée : 1h21
• Distributeur : Mars Distribution
• Synopsis : La première semaine de Benoit dans son nouveau collège ne se passe pas comme il l’aurait espéré. Il est malmené par la bande de Charles, des garçons populaires, et les seuls élèves à l’accueillir avec bienveillance sont des « ringards ».
Heureusement, il y a Johanna, jolie suédoise avec qui Benoit se lie d’amitié et tombe sous le charme. Hélas, celle-ci s’éloigne peu à peu pour intégrer la bande de Charles. Sur les conseils de son oncle, Benoit organise une soirée et invite toute sa classe. L’occasion de devenir populaire et de retrouver Johanna.

BANDE-ANNONCE

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