Le jeune Dorian Gray accepte d’être le modèle du célèbre peintre Lord Henry Wotton. Celui-ci persuade le jeune homme de vendre son âme en échange d’une jeunesse éternelle. Dorian Gray ne vieillit plus, et ne souffre plus des affres du temps, mais le tableau le représentant révèle progressivement sa véritable nature…

Note de l’Auteur

[rating:6/10]


Date de sortie : 01.09.2010 (DVD)
Réalisé par Olivier Parker
Film américain
Avec Ben Barnes, Colin Firth, Rebecca Hall
Durée : 1h 45min
Bande-Annonce :

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Nouvelle adaptation du roman du même nom du grand Oscar Wilde, Le Portrait De Dorian Gray met en scène un jeune bourgeois fraîchement arrivé à Londres pour habiter dans la demeure de son oncle décédé. Cette nouvelle vie lui ouvrira les portes des soirées mondaines londoniennes, soirées qui terniront sa naïveté et sa pureté enfantines à jamais. Le film retrace donc la longue descente aux enfers d’un jeune homme obnubilé par son apparence physique dont l’âme pourrira lentement mais sûrement au fil de ses nombreuses années de débauches et d’excès dont seul son portrait peint par l’un de ses amis portera les stigmates.

Loin d’égaler la version d’Albert Lewin datant de 1945, cette nouvelle adaptation se laissera agréablement regarder pour peu que l’on ne soit pas trop regardant des ficelles utilisées, ficelles laissant place à de disgracieuses lourdeurs venant saccader un rythme pourtant intéressant dans son ensemble. Néanmoins, la très bonne interprétation de Ben Barnes qui nous prouve qu’il est capable de jouer dans autre chose qu’un simple film pour adolescentes en furies (Le Monde De Narnia, Stardust) avec ce rôle au combien difficile à interpréter avec justesse et retenue à cause de ses nombreux niveaux de lecture et la mise en scène très correcte malgré un budget des plus limités nous laisserons un agréable arrière-goût au palais. Sans trop de difficultés, le spectateur suivra la métamorphose de ce bourreau des cœurs possédé par la flamme destructrice de l’envie quitte à blesser ses proches, voir pire.

Alors oui, la tournure fantastique que prend le film dans sa seconde partie pourra en laisser plus d’un sceptique, oui cette adaptation est des plus libres mais Le Portrait De Dorian Gray, sans pour autant accéder à la postérité, remplira aisément son rôle de divertissement. C’est tout ce qu’il faudra retenir ici. Pas un chef-d’œuvre, juste un bon moment de cinéma simple et agréable.