Se sentant coupable de la mort accidentelle de son frère, un gardien de cimetière se retrouve régulièrement face au fantôme de celui-ci. Il rencontre une jeune femme disparue en mer et se demande s’il s’agit aussi d’une apparition ou si elle est bien réelle.

Note de l’Auteur

[rating:2/10]


Date de sortie : 10 novembre 2010
Réalisé par Burr Steers
Film américain
Avec Zac Efron, Amanda Crew, Charlie Tahan
Durée : 1h 39min
Bande-Annonce :

ARVE Error: id and provider shortcodes attributes are mandatory for old shortcodes. It is recommended to switch to new shortcodes that need only url

Comment essayer de rameuter les foules avec un scénario d’une fébrilité maladive et une mise en scène des plus convenues ? En prenant la personnalité du moment bien sûr ! Celle qui rien qu’avec son nom sur l’affiche permettra à un film de ne pas faire complètement choux blanc et de pratiquement tout miser sur la fidélité des plus jeunes spectateurs. Dans le secteur plusieurs personnalités étaient en lisse pour décrocher ce rôle phare dans leurs carrières : Daniel Radcliffe qui est encore trop occupé avec Harry Potter, Robert Pattinson qui n’avait malheureusement pas la tête de l’emploi cette fois-ci. Ne restait plus que le dernier phénomène de mode : Zac Efron. Celui qui rien qu’en lançant un regard enflammé à la caméra, en retirant lentement et langoureusement son tee-shirt et en se coiffant la mèche rebelle réussira à conférer à un film une sensation de chef-d’œuvre absolu. Burr Steers, réalisateur en demi-teinte qui alterne coup de génie et gâchis de pellicule, a donc réussi à sauver son dernier film de l’anonymat en prenant pour la seconde fois cette icône adolescente après 17 Ans Encore. On ne pourra lui en vouloir d’essayer de se faire remarquer par tous les moyens.

Cependant, là où le pardon sera bien difficile se situe au niveau du scénario. Ce dernier se résume en une succession de scènes piochées ici et là dans d’autres métrages traitant du même sujet mais avec un peu plus de subtilité et de caractère à l’image d’un Sixième Sens, seul véritable bon film de M. Night Shyamalan. Ici, la personnalité est absente, l’envie de faire bien son travail trop timide et les acteurs n’apportent rien de plus à cet ensemble fade et sans saveur. Du coup, on attend avec impatience la surprise, l’éclair de génie qui pourra nous sauver de l’ennui mais rien n’arrivera, le vide abyssal, le néant total.

Au final, Le Secret De Charlie est, comme on pouvait s’y attendre, un spectacle réservé à une élite fan de Zac Efron et ne dépassant pas les 12 années d’existence. Pour les autres, il faudra repasser car rien (ni l’absence de crédibilité dans la dramaturgie de celui que l’on comparait un temps à James Dean avant de se raviser aussitôt, ni la présence incompréhensible de Kim Basinger et Ray Liotta décidément tombés bien bas) ne viendra nous sortir de cet état léthargique nous gagnant dès les prémices du sujet. Un film comme on en voit malheureusement trop souvent encore sur nos écrans.