Etudiant, Dima Maykov, 20 ans, reçoit de son père une vieille Volga-21 et découvre à sa grande surprise que la voiture est capable de voler comme un avion. Planant sans but et sans souci au-dessus des embouteillages moscovites, Dima se retrouve un jour confronté à une catastrophe qui va l’obliger à envisager le monde sous un autre angle.
La nouvelle année venue, il va devoir défendre ceux qu’il aime et mener un combat contre les forces du mal.

Note de l’Auteur

[rating:5/10]


Date de sortie : 28 juillet 2010
Réalisé par Alexander Voytinskiy, Dmitri Kiselyov
Film russe
Avec Grigoriy Dobrygin, Ekaterina Vilkova, Viktor Verzhbitsky
Durée : 1h 47min
Bande-Annonce :

ARVE Error: id and provider shortcodes attributes are mandatory for old shortcodes. It is recommended to switch to new shortcodes that need only url

Parfois, le programme devant la salle de cinéma ne vous tente tellement pas qu’un tirage au sort apparaît comme la meilleure solution possible pour se décider. Souvent, le film choisit s’avérera être d’un ennui tel que les personnes assisses à vos côtés commenceront à vous fusiller avec ce regard qui veut dire « plus jamais ». Et d’autres fois, le film choisit n’a absolument rien d’exceptionnel mais arrive à éveiller notre attention et à nous faire passer un moment qui n’a certes rien de grandiose (on n’est pas scotché au fauteuil comme pour Inception) mais qui s’avère être agréable au final. C’est le cas de cet Eclair Noir, petit film russe qui a été sauvé des oubliettes grâce à la présence du réalisateur Timur Bekmambetov (Night Watch, Day Watch, Wanted) opérant ici en tant que producteur.

L’Eclair Noir a peut-être le mérite d’être le premier film de super héros russe, ce n’est certainement pas au niveau d’un scénario calqué sur celui de Spiderman dans ses grandes lignes (l’histoire d’un jeune ado se faisant piquer sa copine par son ami riche et qui perd son père à cause de son égoïsme) ni du côté des effets spéciaux dépassés de 10 ans avec des images de synthèse dignes d’une série Z qu’il faudra se tourner pour y dénicher quelque chose à se mettre sous la dent.

En fait, bizarrement, l’intérêt du film repose essentiellement sur le fait qu’il ne se prend pas au sérieux une seule seconde. La mise en scène est volontairement kitch, les acteurs jouent du sourcil à chaque gros plan, les dialogues sont d’une pauvreté exquise et à tout moment une musique mélangeant hard rock, pop et house peut vous tambouriner les tympans sans crier gare. L’effet est surprenant au début mais on s’y habitue assez rapidement. L’ensemble est totalement décalé et déjanté et l’on se surprend à rire de bon cœur devant un métrage qui ne repose finalement que sur l’idiotie de ses situations.

Au final, L’Eclair Noir est un film 100% russe, c’est-à-dire un métrage qui mise absolument toutes ses cartes sur une surenchère à outrance conférant un côté grand guignolesque à un ensemble qui n’est pas sans charme. Rien d’exceptionnel donc mais si vous n’êtes pas hermétique à cette nouvelle vague du cinéma russe, L’Eclair Noir apparaîtra comme un petit divertissement agréable à découvrir.