Affiche du film L'ÉLÈVE DUCOBU

 

L’élève Ducobu s’est encore fait renvoyer d’une école. Cette fois, pour éviter de finir en pension, il n’a plus qu’une seule chance : réussir à Saint-Potache. Pour s’en sortir, ce cancre attachant va devoir se surpasser et mettre au point les tricheries les plus ingénieuses et les plus spectaculaires jamais imaginées. La partie est loin d’être gagnée car Mr Latouche, son redoutable professeur, est un adversaire coriace et Léonie, la première de la classe sur qui il tente de copier, ne va pas rester longtemps sous son charme…

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 22 juin 2011
Réalisé par Philippe De Chauveron
Film français
Avec Elie Semoun, Vincent Claude, Bruno Podalydès
Durée : 1h36min
Bande-annonce: :

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L’élève Ducobu ouvre la section Ecrans Juniors, un évènement Cannes Cinéphiles. A l’occasion de cette avant première, Philippe de Chauveron, le réalisateur, ainsi que le reste de l’équipe du film, étaient présents. Parmi eux, Elie Semoun (qui interprète l’instituteur Latouche), a profité de la présence de 300 collégiens, venus assister à la séance, pour installer une certaine complicité avec son public. Le charme semble faire son effet sur ce jeune public mais aussi sur les plus grands. L’humour dont il fait preuve nous installe dans l’ambiance « à la Ducobu » : ambiance écolière et savoureusement impertinente. Lors du mini-débat qui a précédé le film (et oui pourquoi faire les choses à l’endroit ?) un « jeune » a demandé l’âge du réalisateur. Il est toujours agréable de reconsidérer notre propre notion d’ « essentialité ». [pullquote]Ce mini oneman show nous a démontré qu’Elie Semoun n’avait qu’à être lui-même pour tenir son rôle.[/pullquote]

L’élève Ducobu doit faire face aux difficultés habituelles lors d’une adaptation d’une bande dessinée ou d’un manga en film. Entre la semi réussite des divers Asterix et Obelix ou le ridicule de Dragon Ball Evolution, la manœuvre est délicate. Comment respecter un univers délirant et improbable à l’échelle humaine ? Philippe de Chauveron ne s’en sort pas trop mal : l’image est « pop », colorée et un peu décalée. Un monde exagérément teinté de rose pour l’élève Gratin, et de nombreux sweet-shirt rayés jaune et noir étendus à la fenêtre de l’élève Ducobu sont quelques exemples de cet univers un peu cartoon. Les gadgets inventés par Ducobu respectent parfaitement la B.D. de notre jeunesse.

Elie Semoun reste cependant au plus près de son jeu habituel et quelque fois agaçant : un air éberlué, des cris aigus et hystériques. Rien de nouveau mais ces éléments collent plutôt bien au personnage Latouche. Évidemment le premier public attiré par ce film est cette génération d’anciens enfants qui ont aimé lire les planches de Godi et Zidrou. Quant aux autres adultes, d’une plus lointaine génération, ils riront aussi de quelques blagues. Mais il faut l’avouer, L’élève Ducobu plaira davantage aux amateurs du personnage !

Photo (1) du film L'ÉLÈVE DUCOBU