Alors que s’annonce la fin du monde, Robinson Laborde se remet peu à peu de l’échec d’une aventure sentimentale pour laquelle il s’était décidé à quitter sa femme.

Malgré l’imminence du désastre, et peut-être pour mieux y faire face, il s’élance dans une véritable odyssée amoureuse qui l’entraîne sur les routes de France et d’Espagne.

Note de l’Auteur

[rating:5/10]


Date de sortie : 19 août 2009
Réalisé par Jean-Marie Larrieu, Arnaud Larrieu
Film français
Avec Mathieu Amalric, Catherine Frot, Karin Viard
Durée : 2h 10min
Bande-Annonce :


Les Derniers Jours du Monde – Film Annonce
envoyé par wildbunch-distrib. – Les dernières bandes annonces en ligne.

Il y a des films que l’on attend avec impatience et qui nous mettent une sacrée claque et d’autres qui nous attristent au plus au point.

Les Derniers Jours Du Monde ne fait parti ni de l’un ni de l’autre. Le film, pour le moins étrange il faut le reconnaître, nous confronte à deux sentiments : un ennui profond qui nous enfonce de plus en plus au fond de notre siège, un ennui où l’air se remplit d’une chaleur propice au doux sommeil et où l’on entend à la fin de la projection des avis radicaux (« D’une nullité sans faille, chiant, chiant et chiant ! ») et un sentiment tout autre qui nous captive au plus haut point, nous collant à notre fauteuil et nous obligeant à ne pas cligner des yeux sous peine de rater une parcelle du film.

Car sous cette atmosphère lourde et ennuyeuse se dégage une aura poétique et sensuelle, une histoire saisissante d’un homme qui suit des femmes dans un bain de foule, qui va de conquêtes désastreuses en conquêtes dévastatrices, le tout sur fond de fin du monde (prophétique ou non, là n’est pas la question).

Malheureusement à cela vient s’ajouter une durée beaucoup trop longue (2h10min qui en paraissent au final plus de trois !) qui finira par détruire la résistance des plus coriaces d’entre nous. 30 minutes de moins et le film aurait bénéficié d’un rythme beaucoup plus attrayant et moins inégal.

Au niveau de la direction des acteurs, un gros problème se pose également : Mathieu Amalric, dont le talent n’est plus à prouver, est à la fois bon et mauvais, profond et plat, crédible et irréaliste. Il y a de réels écarts entre un plan et un autre, l’acteur ne paraît jamais vraiment savoir sur quel pied danser, pire, il semble vraiment perdu, à l’image de son personnage, dans ce raz-de-marée humain. Ce constat se retrouve dans la plupart des protagonistes du film. L’histoire en pâti énormément puisque pendant une grande moitié du film, on se moque totalement de leur histoire respective, de ce déluge de rencontres, d’amour et de haine qui finira dans un bain de jouvence sexuelle où tout le monde couche avec tout le monde. Au menu de ce soir : adultère, inceste, homosexualité, partouse… en même temps, en pleine fin du monde que voulez-vous que l’on fasse ? Attendre bien sagement dans son coin ? Surement pas ! En tout cas pas pour les frères Larrieu !

Après ce passage à tabac dans les règles de l’art, nous nous devons d’insister sur les aspects positifs du film car il y en a ! Rappelez-vous que le film est entre deux, c’est peut-être son plus gros défaut : ni une daube ni un chef-d’œuvre. Un film qui malheureusement rejoindra peut-être la règle du « aussitôt vu, aussitôt oublié ». Concernant les points positifs, il faut insister sur une réalisation qui est loin d’être désastreuse, qui tient plutôt bien la route malgré des défauts omniprésents. A cela s’ajoute une très bonne B.O. bien qu’un peu facile après réflexion, une photographie surprenante par moment avec de très belles images et certaines séquences impressionnantes qui nous scotchent à notre fauteuil. On peut également retenir un humour tantôt noir tantôt second degré qui je pense ne plaira certainement pas à tout le monde mais qui fait son petit effet par moment.

Les Derniers Jours Du Monde est donc un film certes en demi-teinte mais un film qui mérite d’être vu au moins une fois, un film qui témoigne d’un véritable travail sur le fond et la forme de la part des frères Larrieu. Un film qui nous ouvre grand ses portes et qui, si l’on est assez large d’esprit et téméraire (ou simplement que l’on a bu beaucoup de café avant la séance) pour y pénétrer entièrement, s’avère une expérience plutôt surprenante.

Je ne sais pas si l’on peut qualifier Les Derniers Jours Du Monde d’ovni du cinéma français, mais il laissera sans doute une trace (indélébile ou non) dans les esprits et pourquoi pas dans le cinéma lui-même.

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aldanjah
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d’accord avec toi dans l’ensemble, mais un peu plus d’explications sur cette apocalypse ne m’aurait pas déçu..

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