Chassés de leur village par Gargamel, le méchant sorcier, les Schtroumpfs se retrouvent au beau milieu de Central Park à travers un portail magique.

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Date de sortie : 3 août 2011
Réalisé par Raja Gosnell
Film américain
Avec Neil Patrick Harris, Jayma Mays, Hank Azaria
Durée : 1h44min
Titre original : The Smurfs
Bande-Annonce :

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Basé sur les personnages du même nom créés par l’auteur de BD belge Peyo en 1958, Les Schtroumpfs débarquent au cinéma en 3D par la voie américaine : pas si étrange que ça quand on connait le grand succès qu’a eu le dessin-animé télévisé d’Hanna Barbera dans les années 80 là bas (8 saisons avec 256 épisodes de 26 minutes tout de même !). Evidemment, on ne se retrouve pas face à un thriller psychologique en allant voir cette adaptation en 2011 mais évidemment à une comédie familiale très conventionnelle et assez dégoulinante dans le genre guimauve (ou gui-bleu, c’est vous qui voyez).

Une fois ce postulat de base accepté (sinon, passez votre chemin carrément), on peut d’abord constater que ces petits bonshommes bleus ont été retranscrits de manière assez fidèle en passant à la moulinette 2011 : ils sont toujours optimistes, ils ont toujours individuellement un caractère très marqué et ils chantonnent toujours la même chanson… Là où l’idée de base d’envoyer les Schtroumpfs à New York pouvait faire craindre à un irrespect profond de l’univers de l’auteur de l’oeuvre originale, on constate très rapidement qu’il n’en est rien et que si quelques adaptations ont été faites (notamment le Schtroumpf écossais), l’ensemble est très respectueux envers Peyo (cité par ailleurs plusieurs fois dans le film lui-même) et les personnages qu’il a créé. C’en est parfois même un peu trop : l’interprétation de Gargamel, de même que son faciès, est un peu trop théâtrale et burlesque par rapport au reste du film, même si Hank Azaria livre une prestation honnête dans le genre, alors qu’on le connaît plutôt pour ses doublages dans un autre dessin-animé très connu aux USA : Les Simpson (où il double Moe, Apu et le chef Wiggum).

Le couple qui accueille les Schtroumpfs à New York fonctionne bien et les deux acteurs issus de deux séries télévisées à succès du moment (How I met your mother et Glee) réussissent assez bien leurs interactions avec les personnages en animation, même si la technique a évidemment ses limites notamment lors de scènes en plan rapproché avec contact entre les acteurs et les Schtroumpfs. Par ailleurs, les gags fonctionnent assez bien même s’ils ne sont pas de haute volée. [pullquote]La morale bien que très présente n’est pas abusivement matraquée et reste globalement cohérente avec l’univers enfantin et idéaliste des petits êtres bleus.[/pullquote]

En bref, si Les Schtroumpfs reste réservé aux enfants et aux adeptes d’un cinéma qui peut s’accorder le droit d’être simple, le résultat est largement au-dessus de ce que la bande-annonce pouvait laisser craindre. Les codes du genre sont usés jusqu’à la moelle mais l’optimisme et l’humour ambiant tendent à faire passer au spectateur un agréable moment à défaut de lui fournir un grand film.

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