Affiche du film LOLA

, danseuse de cabaret, élève un garçon dont le père, Michel, est parti depuis sept ans. Elle l’attend, elle chante, danse, et aime éventuellement les marins qui passent. Roland Cassard, un ami d’enfance retrouvé par hasard, devient très amoureux d’elle. Mais elle attend Michel…

Note de l’Auteur

[rating:9/10]

Date de sortie : 3 mars 1961
Réalisé par
Film français, italien
Avec , ,
Durée : 1h30min
Titre original : Lola
Bande-Annonce :

Lola est un film de Jacques Demy. Sorti en 1961, il met en scène Anouk Aimée, Marc Michel et Jacques Harden. Lola, danseuse de cabaret à Nantes, attend depuis sept ans le retour de Michel, père de son enfant. Il aurait été aperçu en ville. Lola croise par hasard Roland, un ami d’enfance amoureux d’elle. Lui qui rêve d’aventure, a accepté une affaire louche pour partir en Afrique du Sud. Mais Roland restera à Nantes si Lola accepte de l’épouser. Lola lui fait croire qu’elle part avec un marin américain pour qu’il ne se sacrifie pas. Mais Michel est bel et bien revenu.

Premier long-métrage de Jacques Demy. J’aurais envie de lui dire « bravo » ou plutôt « mes plus grandes félicitations ». Je descernerais des Oscars, je lui donnerais celui de la mise en scène, celui de la meilleure actrice, celui des meilleurs décors, celui de la meilleure BA, celui de la meilleure photo et surtout celui du meilleur film. En effet, si vous voulez trouver un film parmi les meilleurs films français, pensez à vous procurer celui-là.
Et dire que ce film était perdu dans un incendie. Merci à la Technicolor de l’avoir restauré afin que je puisse le voir dans une belle salle obscure. Et je comprends maintenant l’engouement qu’il y a autour de ce film. Jacques Demy nous offre un coup de maître avec son premier long-métrage.

Quoi de mieux que la simplicité pour incarner le vrai, ce vrai qui charme chaque spectateur au point de les faire applaudir à la fin de la séance, bien qu’on ne soit pas en plein festival. Ce film provoque une certaine extase qu’on voudrait demander à la régie de nous projeter un autre film de Jacques Demy juste derrière.
Il y a tout pour plaire dans ce film. Oh, quand certains vont lire ce que je vais dire ensuite, ils diront surement « encore un film d’auteur, ces films chiants et ennuyeux où ils ne se passent rien ». Et bien sachez qu’il ne faut pas juger un film avant de l’avoir vu. A part si c’est Transformers, là ça devient facile d’en faire une critique sans l’avoir vu.

Photo (1) du film LOLA

Il faut parler de grâce avec ce film. Beauté, amour, poésie, voyages, souvenirs, musique et nostalgie. Lola est lumineux et on aime ça car c’est humain et c’est tendre à souhait.

Bref, passons. Ce film nous parle d’amour. Cet amour qui donne envie de tout plaquer, de se sacrifier pour être avec la personne qu’on aime. Le hasard et la rencontre comme bases d’un romanesque pur. C’est tout droit sorti d’un rêve éveillé. Et c’est pour cela que cette histoire et belle.
La beauté est également ailleurs. C’est pour cela que le spectateur en reste extatique. Jacques Demy nous montre une Lola, ou Anouk Aimée, pleine de vie, de grâce et de beauté. Un régal pour les yeux, une douceur pour les oreilles. Avec cela, nous avons trois acteurs charismatiques, qui montrent que le jeu d’acteur a bien évolué. Avant il y avait des acteurs, maintenant il y a des people qui jouent dans des films.

Encore une fois, ce n’est pas tout. Jacques Demy réussit à travers son récit à nous transmettre une poésie étincellante, comme de l’eau qui coule doucement dans un petit fleuve au milieu d’un petit village tranquille, où les fleurs dominent le paysage. Et j’en viens alors au décor. Nantes. Le metteur en scène français nous embarque à bord d’un Nantes féerique, contenant des rues bordées de milles feux.
On ajoutera à ce Nantes féerique une superbe photo signée Raoul Coutard (A bout de souffle) et une musique ennivrante et magique de Michel Legrand. Jacques Demy nous transporte alors tel un Méliès dans une esthétique éblouissante où tout est réalisme poétique.

Mais Lola n’est pas qu’une beauté. C’est aussi un éloge de la fidélité au souvenir, une tendre balade nostalgique dans une ville qui devient un vrai carrousel d’émotions. Il ne suffit que de prendre plaisir devant ce film qui fait ressortir tout ce qu’il y a de plus humain.

Finalement, Lola est un film d’une beauté incomparable. Le spectateur pleure, il s’émerveille, il s’étonne. Il faut parler de grâce avec ce film. Beauté, amour, poésie, voyages, souvenirs, musique et nostalgie. Lola est lumineux et on aime ça car c’est humain et c’est tendre à souhait.

Photo (2) du film LOLA