Ils ont cru qu’il était un simple ouvrier, un bouc émissaire idéal pour porter le chapeau d’un assassinat politique. Ils ignoraient qu’il s’agissait de Machete, un ancien agent fédéral hors pair, une légende…
Laissé pour mort après son affrontement avec le puissant baron de la drogue mexicain Torrez, Machete s’est réfugié au Texas, où il cherche à oublier son passé. L’assassinat d’un sénateur et un coup monté font de lui l’homme le plus recherché du pays.
Cette fois, Machete est bien décidé à se laver de ces accusations et à dénoncer une corruption rampante et tentaculaire. Mais il va trouver sur sa route Booth, un homme d’affaires prêt à tout entouré d’innombrables tueurs à sa solde ; Von, à la tête de sa petite armée personnelle, et Sartana, une employée des services d’immigration prise entre le respect de la loi et son désir de faire ce qui est juste.
Pour l’aider, Machete va faire appel à Luz, la belle au cœur de révolutionnaire, et au Padre, un prêtre aussi doué pour les bénédictions que dans le maniement des armes à feu. Se frayant un chemin à coups de rafales, de sang et de cœurs brisés, Machete cherche à la fois la vengeance et la rédemption…

Note de l’Auteur

[rating:8/10]


Date de sortie : 1 décembre 2010
Réalisé par Robert Rodriguez, Ethan Maniquis
Film américain
Avec Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Jessica Alba
Durée : 1h 45min
Bande-Annonce :

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Après le succès surprise de la fausse bande-annonce diffusée pendant l’entracte entre le Boulevard De La Mort de Quentin Tarantino et Planète Terreur, Machete fait depuis quelques mois parler de lui à travers plusieurs autres bandes-annonces, vraies cette fois. Promettant aux fans de films Grindhouse des années 70 un divertissement sans pareil, Machete s’annonçait comme le spectacle totalement décalé et sans limite de cette fin d’année. Une aubaine donc pour tous ceux n’ayant pas été convaincus par le Expendables de Stallone. Après cette déception, on ne pouvait qu’attendre ce film avec une légère appréhension nous faisant entrer dans l’aventure quelque peu à reculons.

Le résultat est-il à la hauteur de nos attentes ? La réponse ne se fera pas attendre plus de cinq minutes. Epaulé par son partenaire le suivant depuis Sin City (Ethan Maniquis), Robert Rodriguez nous entraine dans un déluge de kitch et de mauvais goût où les répliques volontairement à côté de la plaque n’ont d’égale que l’extravagance des scènes d’action. Danny Trejo, l’acteur mexicain au charisme indéniable, incarne à merveille cet être sanguinaire et à l’émotivité des plus douteuses mais il n’est pas le seul à briller comme nous aurions pu le penser. Le casting n’est peut-être pas aussi prestigieux que celui de Expendables (quoi que en y repensant bien…) mais au moins ici les seconds rôles ont un véritable impact sur le déroulement du scénario et ne servent pas qu’à rajouter un nom sur une affiche. Robert De Niro est succulent en sénateur raciste et colérique, Steven Seagal nous offre l’une des scènes finales les plus hilarantes du film et Michelle Rodriguez, Jessica Alba et Lindsay Lohan (qui n’hésite pas à se tourner au ridicule avec ses déboires avec la célèbre poudre blanche) apportent la touche sulfureuse et potiche à cette production à la personnalité bien prononcée.

Ce que l’on aurait pu penser comme une simple bande-annonce à rallonge servant uniquement à grossir les poches de l’équipe de tournage est en réalité un divertissement parfait pour tous les amoureux d’une époque révolue qui réapparait de temps à autre pour nous en mettre plein les mirettes. Sur ce point et comme toujours, Robert Rodriguez s’affirme comme l’un des réalisateurs les plus prometteurs et les plus impliqués du domaine. Quand elles ne sont pas une commande qu’il doit exécuter avec sérieux, ses réalisations possèdent un patte artistique rarissime de nos jours. Un peu comme un bon Tarantino, ses films sont reconnaissables entre milles. D’El Mariachi à Une Nuit En Enfer en passant par Spy Kids et Desperado, Rodriguez se veut l’Homme par qui le spectacle doit être décalé au maximum, pleinement assumé et avec un second degré omniprésent. Une recette miracle qui nous fait boire ses films comme un breuvage divin.

Avec sa mise en scène volontairement ancienne, son grain de pellicule impeccable, son atmosphère déjantée et ses acteurs grandiloquent, c’est sans trop de difficultés que Machete vient rejoindre cette liste déjà bien chargée qui, je l’espère, ne s’amenuisera pas au fil du temps.

[critique] Machete

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