Basé sur l’histoire vraie de John Dillinger, un braqueur de banque hors pair qui a sévi à de nombreuses reprises dans l’Amérique des années 30. Avancé comme « l’ennemi public numéro 1 » par le patron du FBI, John Edgar Hoover, Dillinger sera traqué sans relache par Melvin Purvis, l’un des agents fédéraux des plus efficaces.

Note de l’Auteur

[rating:8/10]


Date de sortie : 08 Juillet 2009
Réalisé par
Film américain
Avec , ,
Durée : 2h 13min
Bande-Annonce :


Public Enemies : Bande-annonce (VOSTFR)
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Après le très mitigé Miami Vice – Deux Flics A Miami, Michael Mann décide un juste retour aux sources avec cette histoire vraie de John Dillinger, célèbre braqueur de banque des années 30 qui a secoué les États-Unis. Je parle de retour aux sources de la part de Michael Mann puisque le scénario contient de nombreuses ressemblances avec un autre film de braquage : .

Si n’arrive pas à la cheville de ce dernier, il n’en reste pas moins un incontournable du genre qui ravira tout les amateurs de braquage de banque comme Killing Zoé ou Un Après-Midi De Chien grâce à une réalisation soignée qui retranscrit avec perfection l’atmosphère de l’époque : les décors et autres costumes sont simplement parfaits et témoignent du grand soin entreprit par le réalisateur pour ce film.

Le casting quatre étoiles y est également pour beaucoup dans la réussite du film puisque Johnny Depp et Christian Bale tiennent le haut de l’affiche avec brio, nous offrant un duel à distance des plus envoûtant, sorte de jeu du chat et de la souris qui nous tient en haleine jusqu’au dénouement tragique. On ne pourra que regretter qu’il n’y ait pas de réel face à face entre eux deux (d’où le terme « distance » un peu plus haut) et donc pas de scènes d’anthologies à la Heat avec ce dialogue inoubliable entre De Niro et Pacino dans un café.

Les seconds rôles sont également très convaincants à l’image de et qui commençaient à se faire de plus en plus rare sur nos écrans. Seule Marion Cotillard est un peu en-dessous car trop effacée, comme perdue au milieu de ces têtes d’affiches.

Ajoutons à ces éléments une mise en scène des braquages très soignée et des fusillades à la pelle fantasmagoriques qui ne sont pas sans rappeler celles de Heat et . Car la principale qualité de Michael Mann est qu’il fait du réalisme sa priorité : chaque impact de balle est doté d’un réalisme à toute épreuve qui scotche le spectateur à son fauteuil, l’obligeant à retenir son souffle devant ce déluge d’adrénaline pure. C’est ce qui fait le charme des films de Michael Mann. Le réalisateur ne se surcharge pas d’effets grandiloquents à tire-larigot qui viendraient discréditer son film et le saccader. Ici, à tout moment, le film peut basculer, un personnage peut mourir. Rien n’est prévisible dans un film du réalisateur (exception faite en partie de Public Enemies si l’on connait un peu l’histoire de John Dillinger).

La photographie est également une réussite puisqu’elle réussit le parfait mélange entre le clair/obscur, le chaud et le froid, le mort et le vivant. Chaque plan est une nouvelle caverne d’Ali Baba pour les cinéphiles qui s’intéressent aux techniques de réalisations.

Vous l’aurez compris, Public Enemies est un film d’une richesse incroyable tant au niveau de la technique que de l’histoire, un film vrai, entier, qui réussit à combiner les avancées de la technique au charme des anciens polars.

Au sommet de son art avec ce film, Michael Mann s’est amusé à se dépouiller des codes du cinéma du genre pour les faire exister dans leur plus simple humanité et nous prouve par la même occasion que quand il met son savoir faire au service du film et non l’inverse, le réalisateur reste l’une des valeurs sûres du cinéma hollywoodien.