Affiche du film RAIN FALL

John Rain est un des tueurs à gages les plus habiles et les plus mystérieux de Tokyo. Employé par les Yakuzas et parfois même le gouvernement, il n’a jamais manqué ses cibles. Ses méthodes consistent à transformer ses meurtres en mort naturelle.
Pour le directeur de la CIA au Japon, William Holtzer, Rain est devenu l’ennemi public n°1, l’homme à abattre. A la suite de son dernier contrat, il va s’éprendre de la fille de sa victime. Il va alors transgresser toutes ses règles de conduite, pour la protéger et éviter qu’elle ne devienne un dommage collatéral dans cette chasse à l’homme où la CIA et la mafia sont à ses trousses.

Note de l’Auteur

[rating:2/10]

Date de sortie : 1 février 2012 en DVD et Blu-Ray
Réalisé par
Film américain
Avec , ,
Durée : 1h 51min
Titre original :
Bande-Annonce :

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Thriller conventionnel se déroulant à Tokyo, Rain Fall est l’exemple typique de l’américain de base ne connaissant pas grand chose à la culture nippone mais décidant de se lancer dans l’élaboration d’une intrigue autour de cette dernière. Le résultat sera sans appel : Rain Fall est une catastrophe.

Outre son nom qui pourrait faire penser à un acteur porno des années 80, Max Mannix n’a rien fait que l’on puisse saluer dans le métier. A vrai dire il n’en a pas eu le temps puisque Rain Fall est son premier métrage (sans doute le dernier) et que hormis un scénario qu’il a écrit pour de , son CV frise plus la page blanche que le dictionnaire bien garni. Néanmoins, si d’autres réalisateurs auraient pu briller rien qu’avec un seul et premier film, ce n’est visiblement pas le cas de ce cher Max Mannix.

Photo (1) du film RAIN FALL

[pullquote]Rain Fall se paie le culot de passer pour une moquerie envers le monde extérieur comme les américains savent si bien le faire.[/pullquote]

Conventionnel, sans personnalité, doté d’une mise en scène poussive et d’un casting improbable (mais que vient donc faire Gary Oldman ici ? Max Mannix avait-il trouvé un moyen de pression colossal pour le forcer à venir sur le plateau ?), Rain Fall accumule les fautes de goût et se transforme rapidement en une insupportable cacophonie. Le scénario piétine, les effets de style s’enchaînent avec un tel dédain que le spectateur, à défaut de se sentir impliqué dans cette chasse à l’homme molle, en profitera pour faire sa liste de course ou préparer ses prochaines vacances. Ce film n’était donc pas totalement dénué d’intérêt ! La seule zone d’éclaircie ne durera pas plus de cinq petites minutes mais sera en revanche intéressante avec cette brochure sur la filature bien amenée. Une graine de sésame dans un poulailler bien maigrichonne pour rassasier un estomac criant famine pendant plus d’une heure quarante.

En réalité, Rain Fall aurait pu être un bon film s’il s’était déroulé sur le territoire américain, ou du moins divertir sans se moquer d’une culture que le réalisateur connait vraisemblablement très mal. Il n’en sera malheureusement rien et Rain Fall, en plus d’être un polar bas de gamme, se paie le culot de passer pour une moquerie envers le monde extérieur comme les américains savent si bien le faire. Si vous désirez vous plongez dans de vrais polars asiatiques, préférez , , , J’ai Rencontré Le Diable, , The Coast Guard et j’en passe mais par pitié effacez Rain Fall de votre esprit.

Photo (2) du film RAIN FALL