Affiche du film RESTLESS

Bien qu’en phase terminale d’un cancer, la jeune et jolie Annabel Cotton est animée d’un amour profond de la vie et de la nature. De son côté, Enoch Brae a cessé d’avoir envie de faire partie du monde depuis que ses parents sont tragiquement morts dans un accident. Lorsque ces deux êtres à part se rencontrent à un enterrement, ils se découvrent d’étonnants points communs. Pour Enoch, dont le meilleur ami se trouve être le fantôme d’un pilote de guerre kamikaze, et Annabel, qui voue une fascination à Charles Darwin et à la vie de toute créature, c’est le début d’une relation exceptionnelle. En apprenant la mort imminente d’Annabel, Enoch propose de l’aider à vivre ses derniers jours avec intensité, au point de défier le destin, les traditions et la mort elle-même.

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 21 septembre 2011
Réalisé par Gus Van Sant
Film américain
Avec Henry Hopper, Mia Wasikowska , Ryo Kase
Durée : 1h 35min
Titre original : Restless
Bande-Annonce :

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Après Harvey Milk en 2009 et un passage du côté des séries télévisées avec Boss, Gus Van Sant revient à ses premiers amours en réalisant un drame intimiste et léger comme une brise automnale.

Restless c’est l’histoire de deux âmes qui se rencontrent. Deux êtres écorchés vifs qui trouveront un souffle de vie à travers le regard de l’autre. Deux poètes maudits voués à un destin tragique digne des meilleures œuvres romanesques. Pour mettre en place cette histoire d’espoir dans un monde pessimiste, Gus Van Sant a opté pour une mise en scène intelligente pleine de sobriété. La musique se résume en fond sonore calme et apaisant, la mise en scène semble sortir d’un poème d’Arthur Rimbaud et au centre de ce paysage coloré mais agressif, deux formidables acteurs évoluent (le couple à l’écran Henry Hopper/Mia Wasikowska est sans conteste l’un des plus beaux de ces dernières années). Gus Van Sant a créé un monde pour eux et non l’inverse et cela se ressent grandement à l’écran. L’émotion foisonne, les personnages sont criants de réalisme, une aura divine quasi irréelle se dégage de ce conte de fée des temps modernes.

Photo (1) du film RESTLESS

[pullquote]Restless reste une très belle œuvre, un drame humain envoûtant qui nous met face à une réalité inaltérable : nous sommes tous voués à la mort.[/pullquote]

Néanmoins, Restless est l’exemple type du film gâché par une équipe de communication foireuse. Là où Restless se devait de rester mystérieux jusqu’à ce que Gus Van Sant décide de lever le voile sur certains moments clés, ces jeunes savants du stylo bic ont décidé de tout dévoiler dans le synopsis. On sait qu’Annabel va bientôt mourir d’un cancer, qu’Enoch est en relation avec le fantôme d’un pilote de guerre kamikaze et que ses parents sont morts. Pourquoi tout dévoiler ? Pourquoi ne pas laisser le spectateur découvrir les choses par lui-même d’autant plus que c’était visiblement le souhait du réalisateur ? Ainsi donc un malaise s’installe entre le film et le spectateur dans la mesure où ce dernier est au courant d’éléments qu’il n’est pas censé savoir au départ. En résulte certains passages corrompus par ces spoilers venant perturber l’ascension d’une émotion à fleur de peau.

Quoiqu’il en soit, Restless reste une très belle œuvre, un drame humain envoûtant qui nous met face à une réalité inaltérable : nous sommes tous voués à la mort. Une fois que l’être humain l’a réellement compris, la vie devient une grande aire de jeu dans laquelle il faut profiter pleinement de chaque attraction se présentant à nous.

Photo (2) du film RESTLESS

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