Clive et Elsa sont des superstars de la science : ils ont réussi à combiner l’ADN de différentes espèces animales pour obtenir de fantastiques hybrides. Ils sont amoureux l’un de l’autre autant que de leur travail et veulent à présent passer à l’étape suivante : fusionner de l’ADN animal et de l’ADN humain. Lorsque le laboratoire pharmaceutique qui les finance refuse de les soutenir, Clive et Elsa décident de poursuivre leurs expériences en secret. Ils créent Dren, une créature étonnante dont la croissance rapide la fait devenir adulte en quelques mois. Alors qu’ils redoublent d’efforts pour préserver leur secret, leur intérêt scientifique pour Dren se mue peu à peu en attachement. Dren finira par dépasser les rêves les plus fous du couple… et leurs pires cauchemars.

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 30 juin 2010
Réalisé par
Film français, canadien
Avec , ,
Durée : 1h47min
Titre original :
Bande-Annonce :

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Vincenzo Natali observe de nouveau l’être humain et plus particulièrement, ce qu’il possède de plus sombre en lui. Précédemment l’auteur de , il y avait mis en scène des personnes qui, au lieu de s’unir, ont préféré prendre le pouvoir pour leur propre survie. Splice étudie encore cette facette particulière de l’être humain, c’est-à-dire son aspect monstrueux. Deux scientifiques donnent naissance à un être hybride, Dren, qui est un mélange d’ADN humain et d’ADN animal. Cet être, est-il pour autant un monstre ? La réponse que propose le metteur-en-scène est intéressante puisque les scientifiques semblent bien plus « horribles » que Dren.

Cet aspect est traité par Splice à l’aide de thèmes tels que l’inceste, le parricide, etc. Il y a de toute évidence une atmosphère œdipienne traitée ainsi par Vincenzo Natali. Ce film gêne et dérange le spectateur car le réalisateur n’hésite pas à prendre le temps d’exposer des scènes difficiles telles que le meurtre ou le viol. Finalement la présence d’un être hybride n’est qu’un prétexte pour dénoncer ce qu’il y a de plus horrible chez l’être humain.

Splice suscite donc auprès du spectateur de vives émotions : il ne s’agit pas ici d’effroi, ce n’est pas un film d’horreur comme nous pouvons le supposer, mais plutôt un regard porté, sans censure, sur l’obscurité de l’âme humaine. Vincenzo Natali explique que l’intérêt de Splice est maintenu par « les humains [qui] se transforment en monstres alors que leur créature est relativement innocente. […] Ils sont plus intelligents que sages, et bien qu’ils soient capables de jongler avec les différentes composantes de l’existence, ils ne comprennent pas le sens profond de la vie. »

Splice n’en néglige pas moins l’aspect esthétique de ce long-métrage : il est difficile de ne pas remarquer la beauté de quelques plans qui font de certains instants de véritables tableaux cinématographiques. Un film parfait ? Pas exactement, parfois le film semble s’éterniser un peu trop sur certaines séquences, mais nous lui pardonnerons ce détail puisque Splice marque l’esprit du spectateur au point de lui laisser un étrange goût amer…