Afiche du film THE DARKEST HOUR

Sean et Ben sont à Moscou pour affaires, confrontés à un univers d’argent et de pratiques sans scrupules. Natalie et Anne s’y trouvent en escale involontaire alors qu’elles avaient prévu de se rendre au Népal. Les quatre jeunes gens se rencontrent par hasard dans la boîte de nuit la plus branchée de la ville où ils croisent Skylar, un homme d’affaires suédois qui a arnaqué Sean et Ben.
Ce haut lieu qui attire puissants et personnalités en vue bascule dans la terreur lorsque des aliens attaquent…
Après avoir vécu terrés quelques jours dans les sous-sols, les cinq survivants ressortent et découvrent une ville déserte. Le monde semble immobile alors qu’une force terrifiante et invisible les guette… S’ils veulent avoir une chance de survivre, ils vont absolument devoir découvrir qui sont ces êtres venus d’ailleurs et ce qu’ils veulent. C’est à ce prix qu’ils pourront les combattre, s’ils en sont capables…

Note de l’Auteur

[rating:4/10]

Date de sortie : 11 janvier 2012
Réalisé par Chris Gorak
Film américain
Avec Emile Hirsch, Rachael Taylor, Olivia Thirlby
Durée : 1h 29min
Titre original : The Darkest Hour
Bande-Annonce :

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Après une première réalisation aussi surprenante que convaincante qui a atterri directement dans nos linéaires sans passer par la case cinéma, Chris Gorak revient avec une nouvelle idée aussi intéressante que la précédente : The Darkest Hour ou l’histoire de jeunes américains en voyage à Moscou et en proie à une attaque extra-terrestre. Au regard de la bande-annonce, la promesse d’assister à un divertissement digne de ce nom n’a plus quitté notre esprit. C’est ce qui rendra encore plus forte notre déception.

Quand on regarde un film comme The Darkest Hour on attend qu’une seule et unique chose : poser son cerveau dans un coin de la pièce et apprécier comme il se doit le défouloir qui va se dérouler devant nos yeux. On veut s’embarquer dans une fête foraine rocambolesque avec frisson et action garantis à tous les étages. Pour être franc, le réalisateur y parvient dans la première vingtaine du film. Le cadre insuffle un vent de fraîcheur puisque l’on s’éloigne des sempiternelles New-York, Manhattan ou Los Angeles habituellement utilisés dans ce genre de métrage pour découvrir les rues étroites et presque féeriques par moment de Moscou. Premier bon point. L’invasion extra-terrestre est rapide, nerveuse, efficace. On se retrouve dans un labyrinthe où la mort frappe à chaque tournant, où le spectateur se sent impliquer dans cette course effrénée pour la survie. Deuxième bon point. La patte visuelle des envahisseurs et de l’environnement est parfaite et rappelle les films Wanted, Day Watch et Night Watch par moment. Troisième et dernier bon point. Face à cette mise en bouche succulente, on se retrouve à saliver comme un saint-bernard devant une gamelle remplie à ras-bord de croquettes. Puis vint les soixante prochaines minutes.

Photo (1) du film THE DARKEST HOUR

Un divertissement bas de gamme, qui lassera plus vite qu’il ne divertira.

Sans crier gare, The Darkest Hour se transforme en une série b fade et déjà-vu s’empêtrant dans un bain de clichés tous plus indigeste les uns que les autres. La chasse à l’envahisseur, sorte de SOS Fantômes du pauvre, est plus ridicule qu’autre chose, le design des aliens dévoilés au compte-goutte aurait mieux fait de rester un mystère pour le spectateur. Sérieusement ? Lors du montage personne n’a vu qu’avec une telle forme digne d’un vieux RPG pixelisé des années 80 le film irait droit dans le mur ou se retrouverait catalogué au rang de vieux nanar bas de gamme ? Incompréhensible. Que restera-t-il pour nous empêcher de stopper la projection sans demander son reste ? Absolument rien si ce n’est le maigre espoir d’assister à un final digne de ce nom. Que nenni il n’en sera rien. Même le casting clairement érigé dans le but de faire grimper le nombre d’entrées en salle n’arrivera pas à convaincre une seule petite seconde. Mention spéciale pour Emile Hirsch qui avait sans doute envie de se faire payer le voyage à Moscou par l’équipe de tournage avec forfait vodka et prostituées à volonté. Car si tel n’est pas le cas, sa présence est un grand mystère.

En résulte un divertissement bas de gamme qui lassera plus vite qu’il ne divertira. Dans le même genre et avec un sujet similaire, préférez le direct-to-dvd L’Empire Des Ombres avec Hayden Christensen.

Photo (2) du film THE DARKEST HOUR

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[critique] The Darkest Hour

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