Rescapée de l’expédition spéléologique de  » The Descent « , Sarah émerge seule des grottes des Appalaches, traumatisée par les événements. 24 heures plus tard, le shérif local l’oblige à redescendre sous terre afin de guider l’équipe de secours qui cherche désespérément ses cinq amies disparues. Alors que le groupe s’enfonce dans les profondeurs, Sarah commence à réaliser toute l’horreur de cette mission.
Le danger qui les guette, tapi dans les ténèbres de la grotte, est encore plus féroce que celui auquel Sarah a survécu…

Note de l’Auteur

[rating:5/10]


Date de sortie : 14 octobre 2009
Réalisé par Jon Harris
Film britannique
Avec Shauna Macdonald, Natalie Jackson Mendoza, Gavan O’Herlihy
Durée : 1h 33min
Bande-Annonce :

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Réaliser la suite de l’un des films cultes de la décennie passée est une entreprise au combien difficile quand on ne s’appelle pas Neil Marshall mais Jon Harris et que c’est votre premier film en tant que réalisateur. Les fans de la première heure ne vous pardonneront aucune incartade ni maladresse venant tâcher le nom de The Descent.
Alors, cette suite nous offre-t-elle une honorable continuité ou est-elle un navet comme on pouvait s’y attendre ? La réponse, c’est maintenant.

The Descent 2 commence là où se terminait le premier, c’est-à-dire en compagnie de notre unique rescapée qui est retrouvée et secourue. Etant devenue amnésique et personne ne sachant si les autres disparues sont toujours en vie, une équipe de secours tente de retourner dans ce labyrinthe caverneux en compagnie de notre miraculée de la première heure pour trouver une réponse.
Les quinze premières minutes de cette suite sont très intéressantes dans le sens où elles reprennent les grandes interrogations que la fin du premier pouvait susciter : ces monstres étaient-ils bien réels ou n’étaient-ils que pure imagination d’une personne dérangée depuis la mort de sa fille ? Le doute subsiste pendant une bonne vingtaine de minutes et Jon Harris apparait comme le digne successeur de Neil Marshall.

Malheureusement, l’espoir est de courte durée puisque les faiblesses de cette suite se font très vite ressentir. Non pas que The Descent 2 soit un échec à part entière mais il ne surprend pas une seule seconde. Le réalisateur a choisit de reprendre pratiquement scène pour scène les grandes lignes du premier opus en les vulgarisant, c’est-à-dire en n’essayant même pas de les améliorer. Forcément, avec un budget moins important et un manque de maturité, le résultat ne peut que décevoir le spectateur. Pire, le réalisateur se paie le luxe de nous servir un twist tiré par les cheveux qui nous tombe sur les bras sans prévenir et qui n’a que pour seul résultat que de nous faire soupirer de désespoir. N’est pas réalisateur qui veut ! Jon Harris l’aura compris à ses dépens. En tant que monteur, son talent n’est plus à prouver après s’être fait la main sur des films comme Layer Cake ou Eden Lake, mais en tant que réalisateur, la route est encore très longue.

Au final, The Descent 2 n’est pas un mauvais film en soi, il s’agit même d’un film qui trouvera sans doute son public et qui connaîtra un succès loin d’être colossal mais quand même mérité. La principale erreur de Jon Harris est d’avoir orchestré la suite du premier The Descent et donc de passer derrière l’un des figurines emblématiques de l’épouvante-horreur britannique : Neil Marshall. Pour le coup, le réalisateur aurait eu tout à gagner de faire son propre film d’horreur, sans point de comparaison précis à se mettre sous la dent.