Affiche Prodigies

Brillant chercheur à la tête de la Fondation Killian pour enfants surdoués, très amoureux de sa femme Ann, Jimbo n’a qu’un but : trouver d’autres prodiges comme lui. Il imagine alors un jeu en ligne d’une complexité extrême et finit par découvrir cinq adolescents qu’il décide de réunir à New York.

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Date de sortie : 8 juin 2011
Réalisé par
Film français , britannique , belge , canadien , luxembourgeois
Durée : 1h27min
Bande-Annonce :

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Rares sont les films d’animation en France, qui plus est ambitieux, raison de plus pour s’y intéresser. Celui-ci est l’œuvre du studio , déjà responsable de … et souffre des mêmes maux : animation originale et réussie, mise en scène spectaculaire mais scénario plutôt mince.

Un bon gros pop-corn movie à l’américaine, finalement, qui a bien retenu tout le manuel du marketing illustré : s’adresser à un public jeune, voire ado (la tranche 15-25 faisant le gros des entrées ciné) mais éventuellement plus vieux si affinités geek (la trame est centrée sur un jeu vidéo), loucher vers les références du genre ( en l’occurrence, avec le bullet-time et l’univers parallèle sur fond blanc), faire du spectaculaire à tout prix (l’univers parallèle susnommé est inutilement surgonflé), le tout en 3D, synonyme aujourd’hui d’un plus grand nombre d’entrées et de ticket plus cher. Ne pas oublier le placement de produits toujours rémunérateur : dans la première minute du héros à l’âge adulte (dont la voix est interprétée par , qui s’impose de plus en plus comme une voix off incontournable, à l’instar d’un … mais pour les jeunes), on le voit sortir son smartphone S**y, puis marcher en posant ses baskets P**a juste « devant la caméra » avant de démarrer sa berline A**i (pas de placement ici, bordel !… du moins pas avant réception des chèques).

[pullquote]Qu’en reste-t-il, une fois dehors ? Le sentiment d’avoir vu un divertissement plaisant, comme on dit pour les films pas aboutis, efficace comme ses modèles, suffisamment rempli pour ne pas ennuyer et avec un savoir-faire indéniable mais faisant du surplace scénaristiquement.[/pullquote] On est à peu près au même point à la fin qu’au début et s’il veut donner suite à ce qui pourrait être une franchise à gros potentiel, le studio devrait investir dans le pôle scénario. Le style est bien là, lui, c’est déjà beaucoup, pour un film d’animation.

Photo Prodigies