Affiche du film The Thing (2011)

La paléontologue Kate Lloyd part en Antarctique rejoindre une équipe de scientifiques norvégiens qui a localisé un vaisseau extraterrestre emprisonné dans la glace. Elle y découvre un organisme qui semble s’être éteint au moment du crash, de multiples années auparavant. Mais une manipulation élémentaire libère accidentellement la créature de sa prison glacée. Capable de reproduire à la perfection tout organisme vivant, elle s’abat sur les membres de l’expédition, les décimant un à un. Kate s’allie au pilote américain Carter pour tenter de mettre fin au carnage. Aux confins d’un continent aussi fascinant qu’hostile, le prédateur protéiforme venu d’un autre monde tente de survivre et de prospérer aux dépens d’humains terrorisés qu’il infecte et pousse à s’entre-tuer.
sert de prélude au film culte de 1982, réalisé par , dont il reprend le titre.

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 12 octobre 2011
Réalisé par
Film américain, canadien
Avec , ,
Durée : 1h43min
Titre original : The Thing
Bande-Annonce :

Remake du chef-d’œuvre de John Carpenter, The Thing nouvelle génération n’est autre que son prequel. Ainsi donc, le film de ce réalisateur au nom imprononçable (Matthijs van Heijningen Jr.) qui signe ici son tout premier film, s’attarde sur l’équipe norvégienne, équipe que nous avions entre aperçu dans les premières secondes du film de Carpenter. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce jeune réalisateur n’a pas lésiné sur les moyens.

Certes on pourra lui reprocher un quasi copier-coller avec la plupart des séquences de l’original ou de nombreux emprunts à , notamment lors du final se déroulant dans le vaisseau extra-terrestre (séquence qui aurait d’ailleurs méritée d’être coupée au montage), The Thing version 2011 n’en reste pas moins un très bon film d’épouvante-horreur qui n’est pas sans rappeler le jeu vidéo Dead Space par moment. Les scènes gores s’enchaînent, la tension est palpable à chaque recoin, les acteurs sont convaincants même s’ils auraient mérité un peu plus de profondeur et les mutations de l’alien sont fort bien rendues (à comprendre bien dégueulasses).

Photo (1) du film The Thing (2011)

Seul petit bémol à mes yeux, la neige paraît ici dénuée d’intérêt. Dans The Thing premier du nom, le fait que l’action se situe en Antarctique avait une très grande importance. Beaucoup de scènes se déroulaient en plein air et c’est ici même que la tension était à son apogée avec cette sensation d’invisibilité mélangée à un froid paralysant. Dans cette nouvelle version, le réalisateur semble avoir fait fi de cette notion car beaucoup de séquences se déroulant en extérieur comportent en réalité très peu d’intérêt que se soit aussi bien au niveau du suspense que de cette sensation d’isolement permanent amenant logiquement à un destin tragique pour chacun des scientifiques présents. C’est cette fatalité, ayant en grande partie fait le charme du premier The Thing, qui n’est pas palpable ici.

Un avenir prometteur dans le genre pour ce réalisateur néerlandais qui a su faire la suite d’un film d’horreur mythique des années 80 sans dénaturer l’œuvre originelle.

Néanmoins, le film de Matthijs van Heijningen Jr. n’en reste pas moins un très bel exercice de style maîtrisé juste comme il faut car il faut bien reconnaître qu’avec un projet aussi casse-gueule et difficile a traiter que celui-ci (il en faut des « corones » pour passer derrière le Carpenter de la belle époque !) on pouvait craindre un résultat bien pire que celui-ci. En ce sens, et sans oublier le fait qu’il s’agisse de son tout premier film, Matthijs van Heijningen Jr. ne s’en est pas trop mal sorti. The Thing 2011, une petite victoire qui nous fait espérer un avenir prometteur dans le genre pour ce réalisateur néerlandais qui a su faire la suite d’un film d’horreur mythique des années 80 sans dénaturer l’œuvre originelle ni lui faire honte. Et c’est déjà ça.

Photo (2) du film The Thing (2011)