En plein milieu de la nuit, une employée du FBI est enlevée chez elle… Guidés par un ancien prêtre pédophile aux étranges visions, les agents Whitney et Drummy enquêtent. Très vite, leur investigation s’enlise : les indices sont minces et le temps presse. L’agence gouvernementale décide alors de refaire appel à Mulder et Scully. Leur expérience sur ce genre d’affaires sensibles pourrait s’avérer capitale. Mais des années ont passé depuis la fermeture du service des affaires non-résolues. Scully est redevenue médecin et Mulder, en disgrâce auprès du FBI, est introuvable…

Note de l’Auteur

[rating:4/10]

Date de sortie : 30 juillet 2008
Réalisé par Chris Carter
Film américain
Avec David Duchovny, Gillian Anderson, Amanda Peet
Durée : 1h44min
Titre original : The X-Files: I Want to Believe
Bande-Annonce :


X FILES REGENERATION BANDE ANNONCE VOST
envoyé par Lesrenards. – Regardez des web séries et des films.

Titré sobrement The X-Files : I Want To Believe – Je veux croire – dans sa version originale, voici le second long-métrage de la série qui a bercé en grande partie les années 1990. Le retour de Fox Mulder et Dana Scully, deux agents du F.B.I. désormais « à la retraite », loin de tout ce passé sombre et ténébreux qu’englobaient les affaires non classées.
On retrouve un Mulder barbu, quasi autiste, ayant toujours pour grande passion le découpage d’articles de journaux et de vieilles blagues dont lui seul à le secret. Quant à Scully, la voici docteur dans un hôpital catholique, le tout au fin fond des Etats-Unis. On peut noter également une trop courte apparition de l’ancien directeur du F.B.I. Walter Skinner.

Adieu le complot, adieu les extraterrestres, nous voici avec une enquête banale de trafic d’organes. Pas si banale que ça car un voyant s’en mêle. Il a d’étranges visions et dit suivre ce que Dieu lui dicte.
Le seul soucis du film est que, malgré son « Je veux croire », on n’y croît pas trop. Voire pas du tout. La boucle a été bouclée lors de la neuvième et dernière saison de la série en 2002 et rien n’y fera, même un ou deux longs-métrages.
Certes, on est heureux de revoir à l’écran nos deux agents mais cela ne fait pas un scénario. Ce dernier est quasi inexistant, rien ne se passe réellement, les scènes et les actions sont prévisibles. On patauge dans la neige du début à la fin, entrecoupées de scènes concernant exclusivement le couple Mulder / Scully.

Ce couple – qui est devenu un réel couple depuis la saison 8 de la série – qui ne nous en montre que trop peu, mis à part un petit baiser digne d’un Twilight version édulcorée (c’est pour dire) et d’une scène dans le lit conjugal bien trop furtive et équivoque pour qu’on se penche dessus. Il faut dire qu’il n’y a pas que la neige qui est froide dans ce film, la relation entre les deux protagonistes est similaire mais l’on était habitué par le passé – et par l’histoire tout simplement – à ces échanges assez glaciaux.
Reste une réalisation somme toute assez sommaire mais avec une bonne photographie – de Bill Roe, qui a signé la photo de la série – digne du premier film et de la série en général. Il subsiste aussi bien évidemment cette joie de retrouver Gillian Anderson et David Duchovny – là où on s’attendait à voir Robert Patrick et Annabeth Gish – 10 années après The X-Files – Combattre Le Futur. On finira par une bande originale remarquée, signée Mark Snow, abonné à X-Files depuis les débuts de la série.

The X-Files – Régénération est certainement le film de trop concernant cette saga. Il n’aboutit pas réellement, il n’arrive pas à décoller et l’atterrissage est bien décevant. Malgré le retour de Chris Carter – créateur de la série – à la réalisation, malgré le côté « retour à la bonne vieille époque », force est de constater qu’on l’a bel et bien quitté et pour de bon.
C’est donc malheureusement un semi-échec pour ce retour. Un troisième long-métrage pourrait être sur les rails pour 2012, plus proche de la conspiration et des extraterrestres d’après l’acteur David Duchovny. Espérons que celui-ci ne ternisse pas davantage une image déjà bien usée par ces 2 derniers films. Du moins, nous voulons y croire.