Affiche du film UNDERWORLD

Selene est une guerrière vampire puissante. Dans la lutte qui oppose depuis des siècles son peuple à celui des Lycans, des loups-garous, elle est reconnue pour être l’une des tueuses les plus efficaces. Jusqu’au jour où elle tombe amoureuse de Michael Corvin, un humain qui se retrouve pris malgré lui dans l’affrontement des deux clans. Mordu par l’un des loups-garous, il devient rapidement l’un d’entre eux. Entre passion et devoir, Selene doit alors choisir son camp…

Note de l’Auteur

[rating:4/10]

Date de sortie : 24 septembre 2003
Réalisé par Len Wiseman
Film américain
Avec Kate Beckinsale, Scott Speedman, Bill Nighy, Michael Sheen
Durée : 2h01min
Titre original : Underworld
Bande-Annonce :

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Film de vampires (et de loup-garous en l’occurrence), on retrouve dans Underworld les ingrédients du film qui veut jouer sur plusieurs tableaux sans réellement y parvenir. Dès les premières minutes, on est plongé dans une déferlante d’action dont la longueur est inversement proportionnelle à l’intérêt que l’on peut lui porter tant on ne connaît encore rien des tenants et aboutissants de ces scènes, honnêtes dans leur rendu globalement. On suit durant le film une héroïne sexy en tenue moulante (Kate Beckinsale) dont les motivations restent très floues globalement et dont les seules visibles sont incroyablement simplistes (façon Roméo et Juliette, mais avec une rapidité sentimentale digne de Flash – coup de foudre, tout ça…).

Scénaristiquement, outre un certain simplisme assez courant dans ce genre de film, la première moitié de ce métrage est effrayant, mais pas dans le sens qu’il le devrait : on oscille entre le basique, l’inintéressant et le décousu. Une amélioration notable arrive ensuite, une fois certains twists révélés, rendant l’ensemble plus original que ce qu’il n’y paraissait. Néanmoins, on pourra noter que le background est assez bien pensé malgré une mise en place laborieuse. Les effets spéciaux n’aideront guère également à rentrer dans le film, notamment les transformations en loup-garous, visuellement peu qualitatives.

Photo (1) du film UNDERWORLD

[pullquote]On a affaire à un film très moyen, qui a en plus vieilli assez rapidement en terme visuel, mais qui dispose d’un capital sympathie certain à mi-chemin entre une série B et un guilty-pleasure non assumé.[/pullquote] Malgré ce sombre tableau pour la qualité cinématographique d’Underworld, on pourra reconnaître, en plus d’un background intéressant au final, un jeu honorable de l’ensemble des acteurs avec un Bill Nighy qui sort du lot mais aussi une réelle volonté de bien faire qui transparait dans la réalisation de Len Wiseman qui a quand même fait avec 28 millions de dollars en 2003 ce que certains peinent à faire parfois avec près du double de budget.

Si je pense avoir été clair sur les défauts très gênants de ce film qui le rendent assez long et creux dans sa première moitié, je dois avouer que dans sa globalité il donne néanmoins envie d’en voir plus de l’univers développé en 2 heures. On a affaire à un film très moyen, qui a en plus vieilli assez rapidement en terme visuel, mais qui dispose d’un capital sympathie certain à mi-chemin entre une série B et un guilty-pleasure non assumé. En résumé, dispensable mais tout n’est pas à jeter.

Photo (2) du film UNDERWORLD