Affiche du film UNE BOUTEILLE À LA MER

Tal, jeune Française de 17 ans, est installée à Jérusalem. Après un attentat, elle souhaite communiquer avec « quelqu’un d’en face » au moyen d’une bouteille lancée dans la mer de Gaza. Un échange électronique s’établit avec Naïm, 20 ans, un garçon de Gaza.

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 8 février 2012
Réalisé par Thierry Binisti
Film français, israélien
Avec Agathe Bonitzer, Mahmud Shalaby, Hiam Abbass
Durée : 1h39min
Titre original : Une Bouteille à la Mer
Bande-Annonce :

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Le film Une Bouteille à la Mer de Thierry Binisti aborde un sujet sensible et difficile à traiter en restant objectif. Le conflit israélo-palestinien est étudié au travers des regards de deux jeunes étudiants, Tal Levy, une Française juive de Jérusalem, interprétée par Agathe Bonitzer, et Mahmud Shalaby qui représente Naïm, un musulman palestinien de Gaza. Adapté du roman de Valérie Zenatti, cette histoire relate une amitié impossible née par échanges de mails.

Après un attentat, Tal, voulant obtenir des réponses, demande à son frère, qui effectue son service militaire, de jeter une bouteille à la mer. Cette bouteille contient une lettre à destination de Palestiniens. Un groupe de jeunes hommes la récupère et l’un d’entre eux décide d’y répondre. Commence alors une correspondance régulière, d’abord agressive puis tendre, entre la Française de Jérusalem et le Palestinien de Gaza. On suit leur quotidien pendant plus d’une année. Le film traduit leurs sentiments et émotions à divers instants de leur vie, tant lors des périodes d’apaisement qu’à la suite d’attentats et de bombardements. On ressent la peur des deux protagonistes de se rendre dans un café, de monter dans un bus, ou de marcher dans la rue.

Le film ne prend pas position sur le conflit, mais traite de manière relativement équilibrée les difficultés rencontrées par les habitants des deux parties. A aucun moment le réalisateur ne tombe dans le pathos.

Photo (1) du film UNE BOUTEILLE À LA MER

N’entrant pas dans des considérations politiques, les deux personnages principaux remettent en question ce conflit et ses responsables, de manière parfois un peu naïve, mais légitime.

Même si la découverte de cette bouteille et cette correspondance entre une Israélienne et un Palestinien paraissent peu probables, le film reste crédible. N’entrant pas dans des considérations politiques, les deux personnages principaux remettent en question ce conflit et ses responsables, de manière parfois un peu naïve, mais légitime. Tal, surnommée « Miss Peace » par Naïm, essaye de comprendre les motivations de chacun, tandis que Naïm n’hésite pas à mettre en cause les Israéliens.

Les deux acteurs sont convaincants et la musicalité des langues parlées dans le film, l’hébreu et de l’arabe dépaysent le spectateur. Le tournage s’est déroulé en Israël et les scènes censées avoir lieu à Gaza ont été tournées dans des rues de villes arabes israéliennes, mais la scène du check point a été réalisée sur place. Fier, le réalisateur insiste sur l’« autorisation exceptionnelle de filmer à cet endroit ».

Photo (2) du film UNE BOUTEILLE À LA MER