Enfin un film qui donne un rôle phare à . Grand habitué du DTV d’action mais qui a un talent fou et pas seulement dans la castagne. Il interprète John, un homme hanté par les images de sa femme et de sa fille massacrées sous ses yeux, lors d’une intrusion brutale de sa maison. Après un long coma, il jure de tuer le responsable : Luc Deveraux ().

Jamais une suite ne s’est autant détachée de son prédécesseur au point de quasiment partir sur d’autres bases. Même sa première tentative avec le 3ème volet se contentait de reprendre le concept des Unisols et de finalement les confronter.

Revenons à la franchise initiée par en 1992 (faites le calcul, elle a plus de 20 ans), petit blockbuster efficace qui donnait à Van Damme son statut de star mais aussi constituait son à lui. Sa suite directe surfait plus déjà sur une série B d’action quelconque, qui se contentait d’enchaîner les combats et scènes de poursuites sur du Métal.
Bref, très esprit fin 90’s. Seule la présence en méchant de Michael Jai White imposait vraiment à l’écran.

Jamais une suite ne s’est autant détachée de son prédécesseur au point de quasiment partir sur d’autres bases.

Hyams Junior avait déjà avec le 3ème créé une distance avec l’original avec une photographie plus terne (shooté par papa Timecop déjà avec JCVD), des cadrages serrés et des scènes très punchy. Le tout dans un montage carré assuré par lui-même. Le combat final Lundgren vs Van Damme était mémorable. Digne successeur du premier affrontement.

Mais l’élément le plus surprenant pour ce genre de film, c’est que les Unisols s’affranchissent du projet gouvernemental (être des électrons libres en somme) pour créer une nouvelle génération de soldats universels commanditée par l’un d’entre eux. Van Damme apparaît métamorphosé, tel un gourou d’une secte. Un hommage d’ailleurs à  dans le chef-d’oeuvre de Coppola, . Maquillage blanc, expression neutre et avec très peu de dialogue. Il est tout simplement surprenant. Jamais une tonalité aussi violente n’a était poussé à bout. Il n’y a aucune pitié dans ce métrage, on nous montre tout de même le massacre d’enfants, la scène choc du début.

Quand aux nombreux combats, ils sont nerveux et musclés. Les scènes d’action spectaculaires, brutes de décoffrage (mention spéciale au combat dans la boutique de sport ou la course-poursuite à l’ancienne qui dépote) nous transcendent au point qu’un deuxième visionnage est plus que recommandé.

Très bonne surprise au point de réclamer un troisième volet , pour clore en apothéose et en tout cas honteuse sortie DTV sublimé par un magnifique Blu-ray .