Affiche du film Warm Bodies Renaissance

Un mystérieux virus a détruit toute civilisation. Les rescapés vivent dans des bunkers fortifiés, redoutant leurs anciens semblables devenus des monstres dévoreurs de chair.
R, un mort-vivant romantique, sauve contre toute attente Julie, une adorable survivante, et la protège de la voracité de ses compagnons. Au fil des jours, la jeune femme réveille chez lui des sentiments oubliés depuis longtemps… Elle-même découvre chez ce zombie différent autre chose qu’un regard vide et des gestes de momie…
Perturbée par ses sentiments, Julie retourne dans sa cité fortifiée où son père a levé une armée. R, de plus en plus humain, est désormais convaincu que sa relation avec Julie pourrait sauver l’espèce entière… Pourtant, en cherchant à revoir Julie, il va déclencher l’ultime guerre entre les vivants et les morts. Les chances de survie de ce couple unique sont de plus en plus fragiles…

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 20 Mars 2013
Réalisé par
Film américain
Avec , , , ,
Durée : 1h37min
Titre original :
Bande-Annonce :

L’affiche comme le look adolescent des principaux protagonistes faisaient craindre un au pays des zombies : que nenni ! Alors bien sûr, on a bien affaire à une romance et même à une adaptation à peine maquillée de Romeo et Juliette qui se retrouve à de nombreuses reprises dans le film. On a des amoureux issus de deux mondes très différents (là on ne peut guère faire mieux), la scène du balcon et même un choix des noms de personnages assez évocateurs : les héros R et Julie, l’ami de R nommé Marcus (Mercutio), Perry (Paris), etc… Mais bien heureusement, cette adaptation du roman d’Isaac Marion “I am a Zombie filled with Love” dispose d’atouts en faisant un film éminemment sympathique.

L’atout principal est son humour bien dosé : on joue avec les codes du film de zombie que ce soit leur lenteur, leur look ou encore leur vocabulaire limité. L’amusement n’est certes pas très fin mais assez contagieux. Le mécanisme de voix off nous faisant partager les réflexions extrêmement terre à terre du héros zombie est un procédé qui s’avère être drôle dès le début du film. Et l’interprétation de Nicholas Hoult, vu précédemment dans X-Men – Le Commencement, est très correcte, et d’autant plus remarquable qu’il arrive à faire passer son jeu et ses émotions à travers le filtre relativement conséquent du maquillage et des postures imposées.

Photo du film Warm Bodies Renaissance

Plus qu’une réelle qualité cinématographique “technique”, il faut admettre que l’enthousiasme du réalisateur Jonathan Levine et de ses procédés humoristiques donne un capital sympathie indéniable à Warm Bodies. Film dispensable sans doute, mais on passerait à côté d’un très bon moment de détente.

Le mélange de teen-movie et de film de zombie aurait largement pu se vautrer dans la fange et la vermine cinématographique des long-métrages faciles et prétentieux pour adolescents mal dégrossis mais si le contenu est parfois un peu étiqueté teen et hipster, on rit assez franchement, l’héroïne (Teresa Palmer) n’est pas insupportable et John Malkovich ne surjoue pas exagérément. On reprochera peut être que le film n’est absolument pas effrayant malgré un design des “Osseux” assez correct, notamment à cause d’un maquillage zombie assez léger.

Enfin, dernière force de ce film : sa courte durée. Attention, ce n’aurait pas été un supplice de voir une dizaine de minutes de plus et on ne s’ennuie pas en le regardant ! Bien au contraire, le rythme est soutenu, l’histoire est légère mais également compacte et ça donne une touche série B / téléfilm bienvenue (dans le bon sens du terme pour un long-métrage se référant un peu aux films “de genre”).

Pour être clair, plus qu’une réelle qualité cinématographique “technique”, il faut admettre que l’enthousiasme du réalisateur Jonathan Levine et de ses procédés humoristiques donne un capital sympathie indéniable à Warm Bodies. Film dispensable sans doute, mais on passerait à côté d’un très bon moment de détente.

Photo du film Warm Bodies Renaissance