Démarrant sur les traces d’un film de Michael Haneke et notamment Funny Games (version originale et remake US) par son traitement de la violence réaliste, le premier long métrage de Jeremy Power Regimbal s’ouvre sur la famille Hughes, complètement anéantie suite au décès tragique de leur petite fille. Ils arrivent dans leur maison secondaire en pleine campagne pour essayer d’oublier ce drame et repartir à zéro. Ils pensent ainsi retrouver le calme et une certaine sérénité mais il semblerait que leurs voisins un brin insistants en aient décidé autrement…

Fonctionnant sur la thématique du double et de l’échange d’identité, la famille tortionnaire voit en la famille Hughes un idéal. D’abord pour leurs postes respectifs (elle: agent immobilière, lui: avocat) et surtout pour leur richesse. Ils occupent une très belle maison pour un lieu secondaire… L’autre famille voisine croit bien faire, dans un premier temps, en allant les accueillir. Ils leur apportent des vivres et du bois. Partant ainsi d’un bon sentiment ils ne se rendent pas compte qu’ils dérangent. Ils s’incrustent un peu et arrivent même à se faire inviter à manger. On est en plein dans l’envie et la jalousie d’autrui.

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La force de ce film réside sur des personnages forts et cohérents. Des 2 cotés on comprend bien leur position. D’un côté la difficulté de faire son deuil et d’apprendre à vivre de nouveau avec l’autre : les scènes entrent Selma Blair et Joshua Close sont à ce niveau très justes y compris dans leur intimité de couple. De l’autre, on a le point de vue d’une famille à priori malade et soudé dans la peur. James D’Arcy y incarne une figure paternelle autoritaire un peu à l’image de celle de Dylan Walsh dans le film Le Beau-père (The Stepfather).

”Un film fort sympathique qui s’inscrit dans un genre initié par Michael Haneke et son Funny Games : le home-invasion social”

Malgré sa courte durée – son principal défaut, on a un petit temps de répit et du coup le film perd en force. À trop vouloir expliquer les choses, le spectateur s’égare un peu… Ce qui est regrettable. En revanche la plastique du film et les couleurs ternes utilisées vont bien avec cette esprit réaliste. On y croit fortement à cette histoire. Elle a un petit côté faits divers qu’on pourrait avoir en première page d’un journal local. L’ambiance est assez oppressante en tout cas.
Un petit film fort sympathique. On se demande pourquoi on a du attendre pratiquement 2 ans pour voir le voir.

CASTING

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Titre original : In Their Skin
Réalisation : Jeremy Power Regimbal
Scénario : Joshua Close
Acteurs principaux : Selma Blair, Joshua Close, James D’Arcy et Rachel Miner…
Pays d’origine : Canada
Sortie : 09 NOVEMBRE 2012 (USA)
Durée : 1h37mn
Distributeur : Studio Movement Entertainment, Sepia Films
Synopsis :Après la mort accidentelle de leur fille de 6 ans, la famille Hughes quitte pour un temps sa vie urbaine et frénétique pour trouver le calme et le recueillement dans une maison de campagne, au milieu de nulle part. À leur arrivée, ils font la connaissance de leurs nouveaux voisins qu’ils décident d’inviter à dîner. Mais petit à petit, la soirée va se transformer en cauchemar éveillé car cette famille n’est pas tout à fait comme les autres…
BANDE-ANNONCE
LE DVD

Sortie : 03 SEPTEMBRE 2014
Editeur : Wild Side Video
Distributeur : Warner Home Vidéo France
Nombre de disque(s) : 1
Format : DVD-9
Boîtier : Keep Case
Bitrate : –
Authoring : –
Format vidéo : 16/9 Anamorphique (compatible 4/3)
Zone : 2
Standard : –
Image : Couleurs
Audio : DTS Français 5.1 + Français et Anglais 2.0
Sous-titres : Français
Sourds et malentendants : –
Suppléments :
Entretien avec le réalisateur et l’équipe du film

A l’heure de la HD on peut trouver fort regrettable de ne pas avoir un tel titre en Blu-Ray. Dommage que l’éditeur ne fasse pas plus confiance à ce joli petit titre. Image et son propre à un bon DVD.