Entre sa carrière réussie et sa vie de famille épanouie, l’existence de Nick Hume est plutôt confortable. Pourtant, un soir, alors qu’il fait le plein d’essence avec son fils aîné, la route de Nick va croiser celle d’un gang. Son fils n’y survivra pas…
Bien qu’arrêté, le coupable est vite libéré. Pour Nick, il n’est pas question qu’il puisse s’en tirer ainsi. Ravagé par la douleur et assoiffé de vengeance, il décide de prendre les choses en main et de punir lui-même l’assassin de son fils…

Note de l’Auteur

[rating:10/10]

Date de sortie : 16 Janvier 2008
Réalisé par
Film américain
Avec , Aisha Tyler, , Kelly Preston
Durée : 1h45
Bande-annonce :

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Comment survivre au meurtre d’un de ses enfants? Laisser faire la justice avec la possibilité que justice ne soit pas rendue ou punir soi-même le(s) coupable(s) au risque de dériver jusqu’au point de non retour ?
James Wan nous expose ce délicat constat sans prendre réellement parti. Il n’encourage nullement de se faire justice soi-même, comme c’est majoritairement le cas dans les Vigilante Movies, genre très en vogue au début des années 80 (la saga des Death Wish avec , Le Droit de Tuer, Class 1984…). La vengeance entraîne ici une déferlante de violence où chaque acte est aussitôt sanctionné. Une guerre sans merci se livre entre Nick Hume (Kevin Bacon, sublime) et le gang dont l’issue sera fatale pour la majorité des protagonistes.

surprend sur plusieurs points, notamment dans le traitement des personnages: personne n’est foncièrement bon ou foncièrement mauvais. Nick Hume se déshumanise totalement en adoptant la vengeance comme crédo. On assiste à sa déchéance et on constate que petit à petit, il finit par ressembler à ceux qu’il combat.
Le gang, lui, est iconisé et soudé dans l’adversité. Ils ont leurs règles, tuent au hasard lors de leurs rites d’initiation, défendent leur territoire ardemment conquis mais deviennent également assoiffés de vengeance dès lors qu’on s’en prend à un des leurs.
En cela, Nick Hume et les membres du gang se rejoignent. La vengeance est un désir humain, qui, malheureusement peut conduire aux pires tragédies…

Death Sentence est un film poignant, qui nous entraîne durant 1h45 dans le sillage de Nick Hume et de sa longue descente aux enfers. Les drames qu’il subit sont autant de cas de conscience exposés aux spectateurs (la violence en réponse à la violence ?).
La mise en scène de James Wan est tour à tour intimiste (dans les scènes de drames familiaux, de souffrances humaines) et dynamique (le plan séquence lors de la poursuite dans le parking est tout bonnement hallucinant). Après (premier du nom) et Dead Silence (petit film d’horreur old school), James Wan nous démontre qu’il est capable du meilleur dans un tout autre registre et qu’il est un talentueux réalisateur, sur lequel il faut désormais compter…