Photo du film GANG DE REQUINS

Durant la première moitié des années 2000, le monde aquatique était à la mode dans les films d’animation américains dans les salles obscures. Après le très réussi (et rentable) LE MONDE DE NEMO chez Pixar en 2003, Dreamworks répond l’année suivante avec GANG DE REQUINS qui nous emmène à nouveau au fond des océans. Toutefois en lieu et place d’un voyage initiatique dans les décors féériques de Nemo, ce long-métrage opte plutôt pour la parodie de films de gangsters, mâtinée d’influences rap / R&B contemporaines. Le choix est assez pertinent pour, non pas évacuer l’image de “copieur” qu’avait Dreamworks à l’époque tant les projets étaient proches de ceux de -Pixar (les insectes avec / , les monstres avec MONSTRES & CIE / SHREK), mais pour avoir une approche différente d’un film aquatique un an après LE MONDE DE NEMO.

Une fois cette comparaison scénaristique inévitable avec la “concurrence”, on est également tenté d’opposer l’aspect technique des deux long-métrages. GANG DE REQUINS a sans doute moins bien vieilli que son homologue ressorti récemment en salles : les moyens étaient déjà inférieurs (75 millions contre 94 millions de dollars pour Nemo) et cela se ressent parfois dans la qualité de l’animation dans certaines scènes mais c’est surtout le design de l’univers qui, jouant plus sur la ressemblance avec leurs doubleurs respectifs et les couleurs vives (voire criardes), pêche par un vieillissement prématuré là où la sobriété enfantine du MONDE DE NEMO est tout à fait d’actualité aujourd’hui encore. De même, à l’instar de la licence SHREK par exemple, les multiples références du film sont parfois datées (notamment celles ayant attrait au rap / R&B).

Photo du film GANG DE REQUINS

GANG DE REQUINS souffre de la comparaison avec LE MONDE DE NEMO, c’est certain. Mais le film reste un bon moment d’amusement en lui-même.

Néanmoins, GANG DE REQUINS existe par lui-même et le film est très loin d’un ratage ! En effet, la retranscription visuelle chez ces animaux marins des visages et personnalités des doubleurs US est très bien faite : on reconnaît aisément dans le personnage principal Oscar, mais également De Niro dans le rôle de Don Lino ou encore Angelina Jolie dans celui de Lola. L’humour est ultra-référencé et fait généralement mouche, même si le personnage principal est parfois “surjoué” à mort (et la VF est également très fidèle à cela avec un qui réutilise ses recettes également avec certaines répliques de son film LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE). On lui préfèrera son compère requin végétarien, plus amusant, ou encore les personnages secondaires assez bien trouvés dans la mise en place d’une ambiance façon LE PARRAIN ou d’une bande-son reggae. Malgré un scénario simple, on s’amuse à visionner ce film et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

GANG DE REQUINS souffre de la comparaison avec LE MONDE DE NEMO, c’est certain. Mais le film reste un bon moment d’amusement en lui-même : on rit pas mal et les adultes trouveront plus facilement leur compte avec les multiples références et certains sous-entendus bien placés. Ce long-métrage ne sera pas un chef d’oeuvre intemporel certes, mais un petit film d’animation sympathique.

NOTE DE L’AUTEUR

[rating:6/10]

Affiche du film GANG DE REQUINS

Oscar, un jeune poisson bavard et affabulateur, assiste accidentellement à la mort d’un dangereux requin. Il profite de la situation pour se faire passer pour un grand chasseur de squales. Mais il ignore que le requin en question était le fils de Don Lino, le chef des requins-gangsters…

Titre original : Shark Tale
Réalisation : Eric Bergeron, Vicky Jenson, Rob Letterman
Scénario : , , Rob Letterman,
Acteurs principaux : Will Smith / Eric Judor (voix VO/VF), Robert DeNiro / Jacques Frantz (voix VO/VF), Renée Zellweger / Ludivine Sagnier (voix VO/VF), / (voix VO/VF)…
Pays d’origine : Etats-Unis
Sortie : 13 octobre 2004
Durée : 1h40mn
Distributeur :
Bande-Annonce :

ARVE Error: id and provider shortcodes attributes are mandatory for old shortcodes. It is recommended to switch to new shortcodes that need only url