Photo du film LE HOBBIT - LA DÉSOLATION DE SMAUG

Après l’affrontement avec Azog et l’intervention des Aigles, Bilbon, Gandalf et les nains poursuivent leur chemin vers la cité naine d’Erebor pour en déloger le dragon Smaug… Ne tournons pas autour du pot et disons les choses clairement : avec ce second volet de la trilogie du Hobbit, a fait les choses en grand. En très très grand. Fini la lenteur du premier volet, fini la trop grande camaraderie, fini l’entrée. LE HOBBIT – LA DÉSOLATION DE SMAUG est un plat de résistance comme on en a rarement goûté. Explications.

L’un des principaux atouts de ce second volet est sa mise en route. Alors que nous pourrions tous râler quant à la lenteur non négligeable d’UN VOYAGE INATTENDU, avec LE HOBBIT – LA DÉSOLATION DE SMAUG on ne perd pas de temps. Une scène introductive en forme de flashback nous explique comment et pourquoi Gandalf (, DA VINCI CODE) et Thorin (, CAPTAIN AMERICA : THE FIRST AVENGER) en sont venus à s’allier. Et c’est parti ! On retrouve Bilbon, les 13 Nains et Gandalf en train de fuir les Orques, précisément là (ou presque) où nous les avions laissés. Comme toujours, Peter Jackson a su restituer l’univers de Tolkien et faire en sort d’être le plus fidèle possible à l’œuvre originelle. Tout en prenant compte des marges de manœuvre offertes par le cinéma. L’histoire se déroule de manière logique et un montage alterné permet de suivre toutes les intrigues de la petite troupe sans que l’une d’entre elles ne soit négligée. Au niveau du scénario, Peter Jackson et Guillermo del Toro ont fait un travail formidable. Tout est fluide et clair, on comprend tout sans que tout ne soit explicité. Parfait ! Le récit est un mélange d’aventure, d’humour et de romance, saupoudré d’un zeste de psychologie. Eh oui, LE HOBBIT n’est pas qu’une simple histoire de reconquête, c’est aussi une histoire de quête, qui se veut personnelle à bien des égards. Comme avec le personnage de Thorin qui se révèle bien plus sombre que ce que le premier volet nous laissait croire.

Photo du film LE HOBBIT - LA DÉSOLATION DE SMAUG

Le film est à l’heroic fantasy ce qu’AVATAR est à la 3D : son plus grand chef-d’œuvre !

Si l’on s’attarde sur la technique, il y en a des choses élogieuses à dire. Mais en résumé, le tout s’approche de la perfection. Peter Jackson maîtrise les technologies qu’il utilise depuis 10 ans et cela se voit. L’univers qu’il crée à l’écran trouve difficilement d’égal, il faut bien le reconnaître. Les créatures mises en scène sont suffisamment laides et répugnantes pour que bon nombre d’entre nous sursautent en les voyant. Ames sensibles, abstenez-vous. Je vous aurai prévenus. Les plans généraux et d’ensemble sont à couper le souffle. Avec la Nouvelle-Zélande, Peter Jackson a trouvé le lieu parfait pour retranscrire l’œuvre de Tolkien. Plaines, collines, vallées, rivières, montagnes, tout y est. Au-delà des somptueux paysages, les scènes d’action sont peut-être le clou de cet opus. Grâce à (KINGDOM OF HEAVEN) et (REAL STEEL), qui interprètent les elfes Legolas et Tauriel, le spectateur en prend plein la vue et reste bouche bée pendant de longues secondes. Enfin, même si cela n’est pas indispensable, notons que les maquillages et les costumes sentent bon le travail acharné. A l’image de ceux utilisés sur (LINCOLN) alias Thranduil.

Mais après la flatterie globale, parlons des détails qui gênent. Le premier étant la longueur. Peter Jackson sachant faire plaisir aux inconditionnels fans, le film est suffisamment long pour leur mettre une véritable claque. Mais pour les autres spectateurs, ceux à qui on a forcé la main, ceux qui sont simplement curieux ou ceux qui se sont attachés à ce petit personnage de hobbit campé par (HOT FUZZ), pour ceux-la, le film est un véritable périple. « Trop long, trop spectaculaire, trop développé » diront-ils certainement. Et à l’heure du découpage de tome, on en vient à se demander si cette technique n’aurait pas pris tout son sens avec cette œuvre massive. Car lorsque l’on voit la scène finale, on ne peut qu’être abasourdi. Est-ce une blague ? Peter Jackson nous a-t-il vraiment fait cela ? Comment un tel réalisateur peut-il se laisser aller à un cliffhanger aussi gros ? Réponse : pour mieux nous faire saliver jusqu’au dernier volet, qui ne viendra pas avant un an. En attendant, nous sommes déception et amertume. Qui plus est, la conversation entre Bilbon et Smaug ne nous a pas du tout convaincus. Certes, le dragon est interprété par le plus que charismatique (STAR TREK INTO DARKNESS). Mais un dragon dont on a cessé de nous rabâcher la puissance a-t-il vraiment besoin de parler autant pour se révéler effrayant ? Non. Nous pourrions également parler de cette 3D qui, en y réfléchissant bien, n’apporte rien au récit. Mais nous allons nous abstenir. Pour finir, il nous faut quand même revenir sur la coulée d’or liquide. Car jusqu’ici parfaits, les effets spéciaux pèchent cruellement dans cette scène. Au point de nous faire penser à certains mauvais téléfilms diffusés sur la TNT. Ambiance.

Photo du film LE HOBBIT - LA DÉSOLATION DE SMAUG

Mené par un Martin Freeman plus comique et attachant que tout, cet opus devrait marquer les esprits. LE HOBBIT – LA DÉSOLATION DE SMAUG est une hyperbole absolue. Plus violent, plus complexe, plus drôle mais surtout plus sombre. Le film est à l’heroic fantasy ce qu’AVATAR est à la 3D : son plus grand chef-d’œuvre !

Affiche du film LE HOBBIT - LA DÉSOLATION DE SMAUG

Après l’affrontement avec Azog et l’intervention des Aigles qui concluent LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon, Gandalf et les nains poursuivent leur chemin vers la cité naine d’Erebor pour en déloger le dragon Smaug. Leur route les amène à passer par le val d’Anduin, la forêt noire et la ville d’Esgaroth où ils connaissent de nouvelles péripéties.

Titre original : The Hobbit : The Desolation of Smaug
Réalisation : Peter Jackson
Scénario : Peter Jackson, Guillermo del Toro, ,
Acteurs principaux : Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage, Benedict Cumberbatch, Orlando Bloom, Evangeline Lilly, Lee Pace
Pays d’origine : Etats-Unis, Nouvelle-Zélande
Sortie : 11 Décembre 2013
Durée : 2h50
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