Londres, 1920. Après un mariage trop vite accepté pour convenances sociales, Kitty part avec son mari, Walter, médecin bactériologiste, pour vivre à Shanghai où il doit mener des recherches. Rapidement, la jeune femme tombe amoureuse d’un autre homme.
Lorsque Walter découvre l’adultère dont il est victime, il promet à Kitty de lui accorder un divorce qui ne mentionnera pas son infidélité et lui conservera ainsi une réputation sans tache, si son amant quitte sa femme pour l’épouser. Walter sait que cet homme place sa carrière avant ses nombreuses conquêtes féminines…
Abandonnée par son amant, brisée, Kitty accompagne son mari dans une région où une épidémie de choléra balaie les populations et où les guerres locales font rage…

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Date de sortie : 07 Mars 2007
Réalisé par John Curran
Film américain, chinois
Avec Naomi Watts, Edward Norton, Liev Schreiber
Durée : 2h04min
Titre original : The Painted Veil
Bande-annonce :

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On parlait récemment de L’Illusionniste avec Edward Norton (récemment vu dans L’Incroyable Hulk). Revoici l’acteur dans un film où se mêle allègrement drame et romance, Le Voile des Illusions (ah tiens, il est encore question d’illusion).
Londres, 1920. Bercé d’illusions, aussi bien lui, médecin bactériologiste, qu’elle, Naomi Watts (Mulholland Drive, Le Cercle, King Kong, Les Promesses de l’Ombre), chétive et fragile. Ils se marient. Il pensait qu’elle l’aimait, elle pensait qu’elle allait l’aimer. Puis vient le coup de grâce pour le médecin, un adultère survient quasi inévitablement avec le talentueux Liev Schreiber (Scream, Un Crime Dans la Tête, et bientôt dans X-Men Origins : Wolverine).
Walter trouve « la » parade, la punition : un voyage dans une région de Shanghai, où pullule une maladie plus mortelle que jamais : le choléra.

On peut parler de suite des décors et costumes, aussi bien réussis et beaux les uns que les autres. Décors naturels également, où on navigue dans une Chine d’antan, une Chine elle aussi qui rêvait de nouveauté et de grandeur.
Ce qui est appréciable également – et dont peut-être certains d’entre vous se fichent – c’est la doublure voix de Norton, qui reste la même. Quand on a l’habitude d’une voix, on a du mal à s’en défaire.
Les acteurs trouvent leurs comptes de dialogues, ni trop ni pas assez. On peut toutefois noter une certaine nonchalance dans certaines scènes, une longueur qui aurait pu être évité compte tenu de plus de la durée du film, qui est d’un peu plus de 2 heures.
Après Out Of Africa et Le Patient Anglais, 2 autres films qui se déroulent en dehors de leur pays d’origine et traitant d’une histoire d’amour, on peut se targuer que Le Voile des Illusions marche aussi bien que ses prédécesseurs.

Le personnage central du film est sans nul doute Kitty. Offerte quasiment à Walter par ses parents, ces derniers – et surtout sa mère – devient le cadet de ses soucis. Elle vit ensuite, tant bien que mal, un début d’existence avec celui qu’elle n’aime pas. Celui qu’elle trouve sans âme, et dénué de gaieté et de joie de vivre.
La petite escapade avec Charlie Townsend ne montrera que son envie de changement dans sa vie. Une passade, une amourette tout au plus.
La vie en Chine était difficile en ce temps là. On ajoute une épidémie comme le choléra et on obtient un mélange boueux, entre mauvaise hygiène et début d’une mort annoncée.
Une pointe d’optimisme dans cet orphelinat au beau milieu de nulle part, et tenu par des soeurs. 1 milliard 300 millions de Chinois pour seulement 12 millions de catholiques en Chine en 2007.

John Curran, réalisateur du film, s’est fait connaître en tout premier par le biais de la série The L World, en réalisant un épisode. Puis We Don’t Live Here Anymore a suivi, avec déjà Naomi Watts au casting. Il était déjà question d’infidélités répétés. Il poursuit sur sa lancée avec Le Voile des Illusions en ajoutant une touche d’humanisme et d’émotion en plus.
Niveau bande originale, c’est un Français qu’il faut remercier, Alexandre Desplat, qui a reçu un Golden Globe en 2007.
A noter enfin que Edward Norton et Naomi Watts, non contents de figurer déjà en haut de l’affiche, sont également producteurs du film.