L‘histoire : Gelsomina vit avec ses 3 sœurs, sa mère, sa tante coco et son père.
Une famille de meufs dont le seul représentant masculin, en dépit de son aptitude à s’énerver en permanence, est malgré tout minoritaire et doit s’écraser.
Une famille de fermiers qui survit tant bien que mal grâce à sa production de miel, apparemment incroyablement bon.
Une famille recluse, en ermite, coupée de la société, par convictions plus que par choix.
Une famille malgré tout heureuse.
N’empêche, Gelsomina semble titillée par la découverte du monde.
Elle sera symbolisée par la venue d’une sorte de déesse, une actrice un peu vieille mais jolie, Milly Catena. (Monica Bellucci), animatrice d’un concours récompensant les productions locales.

Un film mystérieux que ces meraviglie (prononcer méravigliiiais, pour ne pas paraître stupide en face d’italiens).
On pense d’abord à un film sombre. L’introduction montre des lumières sans éclat se déplaçant dans l’obscurité. Peut être un film bien glauque ou les échappatoires sont restreintes.
La scène suivante montre la famille se réveillant progressivement. Humour ? Naturalisme ?

Non, rien de tout ça. LES MERVEILLES n’est en fait, qu’une chronique du passage à l’âge adulte.

Photo du film LES MERVEILLES © ANSA

Photo du film LES MERVEILLES © ANSA

Gelsomina, adolescente presque femme, est la chef de famille, ou du moins souvent désignée comme telle. Ces responsabilité impliquent une maturité qu’elle devine mais ne possède pas. Elle provoquera son destin, à la fois fascinée par Milly Catena, et attirée par la découverte de l’extérieur.

Rien de bien original dans ce film. La mise en scène n’a rien de transcendant. Seule la photo magnifie un peu cette Italie inconnue. Quelques éclairs de poésie forcée (le chameau, les abeilles dans la bouche, les ombres chinoises) viennent relancer trois fois un récit bien linéaire et sans surprise, sinon un ennui somnifère.
Puis Rohrwacher n’à pas la subtilité d’un Nichols, ni l’ambition d’un Zeitlin. Le parcours de Gelsomina n’a pas d’intérêt, sauf quand elle observe les adultes autour d’elle se confronter, ou lorsque cet extérieur vient à elle. Pour un personnage sensé captiver l’attention sur son cheminement, la petite constitue une erreur de casting fatale.

« Un film plutôt bien fichu, mais inintéressant. »

Reste quelques éléments importants même s’ils ne parviennent pas à retenir l’attention pendant toute la durée du film : cette famille de gonzesses, ou même la plus petite parvient à se faire respecter d’un père décidément écrasé. Un aperçu très décalé de l’Italie, de ses reclus. L’agriculture, comme une forme de pauvreté…
Et cette deuxième présence masculine, mutique, charismatique (lui), forcément attirante pour la petite. Un ajout un peu forcé, pour dynamiser le récit, mais tout de même suffisamment troublant pour intéresser 20 minutes.
Le plus mémorable restera cette déesse du commerce équitable jouée par Monica Bellucci, entre hypocrisie camouflée, indifférence et mépris, un personnage drôle, plus ou moins sensible au destin sans intérêt de la petite – 20 minutes aussi.
Tout le reste m’a ennuyé.

Je suis donc complètement passé à coté du film.
Étaler sur deux heures les atermoiements d’une gosse moche et hébétée ne m’a absolument pas convaincu.
Ce ne sont pas les deux trois trips chelous en fin de films qui viendront rattraper l’ensemble.
Un film certes sans prétentions, mais également sans intérêt.

CASTING
Titre original : Le Meraviglie
Réalisation :
Scénario : Alice Rohrwacher
Acteurs principaux : Maria Alexandra Lungu, ,
Pays d’origine : Italie
• Sortie : Janvier 2015
Durée : 1h50mn
Distributeur : Ad Vitam
Synopsis : Gelsomina vit avec ses 3 sœurs, sa mère, sa tante coco et son père. Bientôt, la famille participera à un concours récompensant les meilleurs agriculteurs de la région…
BANDE-ANNONCE (VO)