Roy, Denise et leurs deux enfants ont quitté Chicago pour s’installer à la campagne. Ils veulent retrouver le calme et vivre de la terre, mais dès leur arrivée dans cette ancienne ferme isolée, leur fille aînée, Jess, 16 ans, perçoit comme une présence. Elle se met à voir des choses étranges, des ombres, des apparitions. Seul son petit frère de 3 ans, Ben, les aperçoit lui aussi.
Lorsque ces phénomènes s’intensifient, Jess essaie d’avertir ses parents, mais ils ne la croient pas. Pourtant, il devient vite évident que la maison et cette nature magnifique qui l’entoure renferment un secret qui ne va pas tarder à surgir. Jess doit à tout prix convaincre ses parents, avant qu’il ne soit trop tard…

Note de l’Auteur

[rating:0/10]

Date de sortie : 04 avril 2007
Réalisé par Oxide Pang, Danny Pang
Film américain
Avec , , Penelope Ann Miller
Durée : 1h31min
Titre original : The Messengers
Bande-annonce :

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Les frères Pang, Oxide et Danny, sont des réalisateurs chinois naviguant entre assez bonnes factures ( premier du nom ou ) et pataugeoires (les suites de The Eye ou le remake totalement superficiel de Bangkok Dangerous). Les Messagers fait incontestablement partie de la seconde catégorie. On est proche du cliché du film d’horreur familial, où personne ne veut comprendre l’autre, où l’un veut aider l’autre, où le mal s’injecte au fur et à mesure dans ce cercle humain. Bref, on patauge réellement, et ce n’est pas les clins d’oeil (ou les copies ?) à des films comme , ou encore qui vont sauver la mise. Bien au contraire, on pense sans cesse à ces films, ou au moins à leurs idées et on se dit « Je suis entrain de regarder quoi au juste là ? ».

Les Messagers, c’est l’histoire d’une famille qui part s’installer dans une maison de campagne, entourés de tournesols, et qui n’est pas si paisible qu’elle en a l’air. Et dans cette famille, le jeune fils ne parle plus suite à un accident. Et comble de bonheur, il voit ce que les autres ne peuvent voir. Rien que dans ces 3 phrases, on sent pointer le bout du nez des films qui ont parlé de ce genre de scénario. Si on poursuit sur le fait qu’il y a d’étranges entités dans la maison qui ne s’affichent au grand jour que dans la pénombre et qu’ils se situent en majorité dans la cave… Vous l’aurez compris, Les Messagers est un grand film à copies et à clichés. Voici peut-être un des méfaits de la transition qu’ont opéré les frères Pang en faisant du film leur première production américaine. Quoiqu’il en soit, c’est mauvais.

Dès le début, on peut d’ores et déjà deviner la fin et pour faire un bon film, ce point précis n’est pas à inclure malheureusement. Un film d’horreur fait par défaut peur, il faut qu’il se passe des moments d’intenses frayeurs, imprévus et étonnements. Or ici on a à faire à des scènes mâchouillées, prévisibles et flasques. Les effets spéciaux sont d’assez bonnes factures mais ces derniers n’ont jamais rendu un film bon.
Là où The Eye a attiré notre attention, ces Messagers nous ont éloignés des frères Pang et de leur univers fantastique pour un bon moment.
Au niveau du casting, on se souvient de Kristen Stewart dans le rôle de la jeune Sarah dans Panic Room. Elle y était bien plus crédible. Dylan McDermott est quant à lui plus connu sous les traits de Bobby Donnell dans la série . Enfin Penelope Ann Miller n’a jamais réussi à bien décoller dans sa carrière cinématographique et s’est vu offrir de petits rôles de ci de là.

Bref, tout ces paragraphes ne sont pas une finalité en soi, respectons le travail de nos deux frangins chinois. Il y a un peu d’emmêlement de pinceaux dans la façon de réaliser ce film, un accident de parcours ne veut pas toujours signifier que les réalisateurs sont mauvais, juste qu’il y a un recadrement à opérer si on ne veut pas tomber dans la série B. Nous n’en sommes pas encore là avec les frères Pang mais force est de constater que Les Messagers ne prend absolument pas. Tant par sa réalisation que son scénario ou son montage.
Pour la petite histoire de fin, le film a été adapté en comic-book par Dark Horse () et écrite par Jason Hall (les comics ). A savoir si le comic est meilleur que le long-métrage, nous l’espérons fermement.