Affiche du film LONE RANGER - NAISSANCE D'UN HEROS

Tonto, le guerrier indien, raconte comment John Reid, un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire. Ces deux héros à part vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption. Le tandem fait des étincelles et entraîne le public dans un tourbillon de surprises et d’humour.

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 7 Août 2013
Réalisé par
Film américain
Avec , ,
Durée : 2h29min
Titre original : The Lone Ranger
Bande-Annonce :

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Dramatiquement inconnu de notre côté de l’atlantique, le Lone Ranger est une véritable institution américaine. Crée lors de l’entre-deux guerres mondiales par Frank Siter et alors héros d’un feuilleton radio, il traversa les âges et les technologies jusqu’à devenir une véritable icône de la culture populaire. Protagoniste d’une série télévisée devenue culte, de téléfilms, romans et jeux vidéos, il semblait dans la logique des choses qu’Hollywood exploite le filon, transformant, de gré ou de force, la légende en blockbuster. Mené par un réalisateur génial (Gore Verbinski) et de sa fidèle équipe de scénaristes, parents des Pirates de Caraïbes, le film avait tout pour plaire et réussir son bonhomme de chemin au box-office. Et pourtant, devancé par des critiques désastreuses, LONE RANGER – NAISSANCE D’UN HÉROS s’est tout simplement vautré, engendrant plus de 150 millions de dollars de déficit, et forçant par la même occasion la démission du PDG de .

Et après visionnage, une seule question me taraudait, pourquoi tant de haine? A défaut d’être un époustouflant chef d’oeuvre, LONE RANGER – NAISSANCE D’UN HÉROS est un honnête blockbuster aux qualités indéniables. Peut-être réalisateur de l’entertainment américain, Gore Verbinski impressionne scène après scène par sa maîtrise presque scientifique de l’espace, à l’image de cette poursuite finale où les masses s’emboîtent, se complètent dans un fabuleux ballet.

Moins impressionnant, plus réaliste que sa trilogie Pirates des Caraïbes, LONE RANGER – NAISSANCE D’UN HÉROS choque par sa maturité. A un tel point qu’on arrive parfois à se poser des question sur l’identité du public visé. Entre un body-count à la louche, visites (certes chastes) de bordels et une scène de meurtre particulièrement éprouvante, on est loin, bien loin de l’univers bon enfant et gentiment étrange des sus-cités Pirates. William Fichtner (THE DARK KNIGHT, LA CHUTE DU FAUCON NOIR) est de plus terrifiant, dans le rôle de Butch Cavendish, némésis glaçante de nos héros.

Photo du film LONE RANGER - NAISSANCE D'UN HÉROS

Pourquoi tant de haine? A défaut d’être un époustouflant chef d’oeuvre, LONE RANGER – NAISSANCE D’UN HÉROS est un honnête blockbuster aux qualités indéniables.

De fait, LONE RANGER – NAISSANCE D’UN HÉROS est un grand film d’acteurs. Si la prestation de Johnny Depp passe presque inaperçue, Armie Harmer, que l’on a pu voir dans le double rôle des jumeaux Winklevoss dans THE SOCIAL NETWORK de Fincher impressionne par son magnétisme certain, confortant par cette performance son aura de future star. La partition musicale n’est pas en reste, et si le manque d’une véritable identité se fait sentir, l’arrangement par Hans Zimmer de la célèbre William Tell ouverture de Rossini est un pur moment de bonheur.

Alors oui, le scénario est certes téléphoné à l’extrême. Bourré de clichés et prévisible à l’extrême, il agace régulièrement par son humour enfantin ainsi qu’un message moralisateur mielleux à l’extrême. Mais comment bouder son plaisir face à ce film, pur plaisir régressif et preuve indubitable, après le récent Django de Tarantino que le western ne mourra jamais.

Photo du film LONE RANGER - NAISSANCE D'UN HÉROS