Affiche du film PROJET X

Alors qu’ils semblaient jusque-là se fondre dans la masse, trois lycéens décident de sortir de l’anonymat. En apparence, leur projet est plutôt inoffensif puisqu’ils ont l’intention d’organiser une fête des plus mémorables. Mais rien n’aurait pu les préparer à la soirée qu’ils s’apprêtent à vivre… La rumeur se propage alors rapidement, tandis que les rêves des uns s’effondrent, les résultats scolaires des autres dégringolent, et des légendes se forgent…

Note de l’Auteur

[rating:1/10]

Date de sortie : 14 mars 2012
Réalisé par 
Film américains
Avec , ,
Durée : 1h27min
Titre original : Projet X
Bande-Annonce :

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« Une nuit pour entrer dans la légende » dit le slogan du film. Il oublie de préciser de quel genre de légende il parle. N’ayons pas peur des mots, Projet X est une abomination.
À vouloir jouer la carte du « vrai », du « documentaire », Nima Nourizadeh en oublie qu’il s’agit avant tout d’un film et non pas d’un fantasme raté de scénariste frustré.

Le film est produit par le réalisateur de . Certains éléments de ce dernier sont d’ailleurs présents dans Projet x : gros foutoir et gueule de bois. Mais là où apportait originalité et humour (même gras), Projet X ne se contente que du minimum. Ne cherchez pas le début d’un commencement d’un scénario, il n’y en a pas. Des lycéens impopulaires organisent une fête pour devenir populaires. Point final. S’ensuit une heure de jolies filles désinhibées, d’alcool, et de nains.

Le traitement des personnages n’est d’ailleurs pas plus fouillé que le scénario et se paye en plus le luxe d’être bourré de stéréotype. Nos trois « héros » ne font pas exceptions. Thomas est un concentré de gamin paumé, Costa dont le langage consiste à placer un mot ayant un rapport avec les parties génitales à chaque phrase (frustration sexuelle quand tu nous tiens…), et JB, le petit gros quasi muet, tête de turc de Costa. Le traitement réservé à la gente féminine aurait de quoi donner des crises cardiaques aux mouvements féministes. Les demoiselles sont réduites à leur plus simple expression : sois belle et tais toi ! Seins nues, suggestions de scènes de sexe, danses aguicheuses, tout y passe. Projet X se transforme en clip de rap version longue.

Passons au plus gros problème du film (oui oui il y a pire), la caméra ! Pour faire encore plus « réaliste », la caméra embarquée était de rigueur. Mais si certains films ont la décence de garder une certaine stabilité et un certain professionnalisme, celle de Projet X donne tout simplement des nausées. Mauvais réglages, gesticulation quand il n’y a pas lieu d’être, la caméra bouge aussi vite que le rythme de la soirée. Épileptiques, s’abstenir. D’autant plus qu’une caméra embarquée doit être expliquer par le scénario. Si peinait déjà à rendre l’usage de cette dernière crédible, Projet X se contentera juste d’un « tu restes avec nous et tu dois tout filmer, ça va être génial ! ». Bienvenue donc au cameraman « Dax » (bloggeur connu outre-Atlantique).

Mais comme tout n’est pas forcement mauvais, il faut reconnaître à Projet X une qualité : sa musique. Avec des titres comme Pursuit of Hapiness ou Heads Will Roll, des artistes comme ou , la BO en met plein les oreilles. A défaut de se laisser voir, le film se laisse agréablement entendre.

Petite anecdote pour finir : le quartier ayant servi de décor à déjà servi pour un autre film. De l’autre côté de la maison de Projet X, se trouve la maison d’un certain Roger Murtaugh (L’Arme Fatale). Je comprends mieux pourquoi, en sortant de la salles, je me suis dit « je suis trop vieux pour ces conneries… »

A défaut de se laisser voir, le film se laisse agréablement entendre.

Photo du film PROJET X