Le pitch : New York: Cam est un coursier, parcourant la ville à vélo. Un jour, il rentre en collision avec une jolie freerunner… Cam y voit l’opportunité de bouleverser sa vie, située entre emmerdes professionnelles et désert affectif.

La première chose qui frappe, c’est l’énergie du film !
L’intro adopte ainsi l’esthétique skate, radicale, suivant Cam sur son vélo fonçant à toute allure dans les rues de la ville.
le procédé, en plus d’être ultra-réaliste, est ultra-immersif. Il prendra une toute nouvelle ampleur en associant cette vitesse et cette énergie à une certaine verticalité. Vraiment kiffant.
Une certaine originalité pour un film à teneur hollywoodienne, en tous cas reposant sur ses recettes. Car au delà de son esthétique jeune et « dans l’air du temps », TRACERS n’est qu’un banal film d’initiation teinté de romance.
l’apprentissage de Cam, s’il est d’une linéarité confondante, reste toutefois très plaisant. Le parkour possède cette notion de vertige/danger qui donne à ses freerunners une allure de cape-crusaders entre surhumains et oiseaux. Très impressionnant…
Surtout mis-en-scène par une caméra suivant les cascadeurs au plus près, même dans leurs impressionnants sauts de cabris. Génial !

Tracers Taylor Lautner ©Metropolitan

Tracers -Taylor Lautner ©Metropolitan

Mais voilà. Le public ciblé par TRACERS est ad(u)lescent.
Ainsi, inutile de chercher l’originalité dans le déroulement de l’intrigue: la production à simplement repris les ingrédients les plus efficaces propres à ce genre, le teen-action-movie.
La base: une intrigue à la Point Break. Un univers attirant et dangereux (le parkour), un leader charismatique détournant la liberté promise vers des desseins criminels. Malheureusement, TRACERS n’utilise aucune nuance à ce niveau, le manichéisme amenant la prévisibilité et le désintérêt progressif pour l’histoire.

« TRACERS vaut surtout pour ses excellentes scènes d’action, misant sur la verticalité, l’intensité et une caméra en mode TPS* / skate, pour un rendu immersif et dynamique »

Puis, la romance. Artificielle, clichée… Son rôle est uniquement scénaristique. Le personnage féminin (Marie Avgeropoulos) est sous-exploité et mal mis en valeur. C’est dommage car tout en sachant qu’il s’agit d’un passage quasi-obligé, un minimum d’alchimie et d’écriture auraient pu mieux l’intégrer au récit.
Enfin, le cachet-teen absolu: Taylor Lautner, aussi musculeux et anti-charismatique que dans Twilight.
Heureusement, l’acteur est impressionnant lorsqu’il s’agit d’effectuer les cascades. Un cachet réaliste qui associé à l’esthétique susmentionnée, rajoute au kif éprouvé durant les scènes d’actions.

En bref, il faut voir TRACERS pour ses excellentes scènes d’action, misant sur la verticalité, l’intensité et une caméra en mode TPS* / skate, pour un rendu immersif et dynamique. Le reste (l’histoire, les personnages, la romance) n’est qu’un classique et cliché moteur scénaristique.

Les autres sorties du 25 février 2015

INFORMATIONS

25 février Tracers


Titre original : Tracers
Réalisation : Daniel Benmayor
Scénario : Leslie Bohem, Matt Johnson, Kevin Lund, T.J. Scott
Acteurs principaux : Taylor Lautner, Marie Avgeropoulos, Adam Rayner
Pays d’origine : U.S.A.
Sortie :  25 février 2015
Durée : 1h33min
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Synopsis : Simple coursier, Cam a du mal à joindre les deux bouts et croule sous les dettes. Un jour, il renverse à vélo Nikki. Il tombe instantanément sous le charme de cette fille séduisante et complexe.
Nikki fait partie d’un gang des rues qui pratique le parkour. Mais au-delà des aptitudes athlétiques et des prouesses, le gang a d’autres activités parfaitement illégales. Fasciné par la jeune femme, Cam la suit bientôt dans son monde de dangers. Le parkour va l’entraîner vers des territoires où il ne s’était jamais aventuré, et Cam va bientôt décrocher un job qui peut lui rapporter gros en bossant pour le chef du gang, Miller. Mais les limites sont de plus en plus floues… S’il ne veut pas y laisser sa peau, Cam va devoir trouver comment se sortir de cet univers inimaginable et inattendu.

BANDE-ANNONCE

*TPS : Third Person Shooter, désigne dans un jeu vidéo, une caméra placée derrière le personnage (à hauteur de dos), et non à la place de son regard.