Affiche du film UPSIDE DOWN

Dans un univers extraordinaire, vit un jeune homme ordinaire. Adam, qui tente de joindre les deux bouts dans un monde détruit par la guerre. Tout en luttant pour avancer dans la vie, il est hanté par le souvenir d’une belle jeune fille venant d’un monde d’abondance. Elle s’appelle Eden. Dans cet univers, son monde se trouve juste au-dessus de celui d’Adam – si près que lorsqu’il regarde vers le ciel, il peut voir ses villes étincelantes et ses champs fleuris. Mais cette proximité est trompeuse, l’entrée dans son monde est strictement interdite et la gravité de la planète d’Eden rend toute tentative extrêmement périlleuse.

Note de l’Auteur

[rating:8/10]

Date de sortie : 1er Mai 2013
Réalisé par Juan Solanas
Avec , , , James Kidnie, Nicholas Rose
Film américano-argentin
Durée : 1h50min
Titre original : Upside Down
Bande-Annonce :

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Il est rare de voir un tel film nous arriver d’Argentine. Quand on voit ou , on se dit qu’en Argentine aussi on peut mettre de gros moyens sur un film. Mais ce film n’est pas ce qu’il parait être. Là est toute la surprise. Upside Down est un film concept. Ce qui classe aussitôt Juan Solanas parmi les cinéastes auteurs. Ce film fait de réelles propositions, que ce soit au niveau visuel ou au niveau scénaristique. Et même si le film parait comme un essai, il n’en oublie pas le charme naturel de son thème.

L’amour est le plus grand sujet du Cinéma. Et c’est pour cela qu’il est toujours aussi passionnant. Et qu’il y aura toujours des propositions sur sa narration. Dans son film, Juan Solanas ne nous explique pourquoi ses personnages s’aiment, ni même comment ils en sont venus à s’aimer. Dès les premières scènes, le film nous dit que Adam et Eden s’aiment. Sauf que cela est tourné à la Romeo et Juliette. En effet, l’un vit dans le monde d’en bas, et l’autre vit dans le monde d’en haut. Deux mondes où la communication est interdite. Mais que ne ferait-on pas par amour ?

Evidemment, ils vont briser les règles. Le film s’appuie sur ces règles puisque l’un des deux personnages sera blessé. La blessure sera tellement grave qu’elle provoquera l’amnésie. L’histoire d’amour est terminée. C’est du passé. Mais le coeur est plus fort que la raison. Et le personnage qui a survécu veut retrouver son amour d’enfance. De là arrive le thème du film. Ce thème est plutôt une question : peut-on tout recommencer à zéro ? Quand quelque chose est perdue, peut-on la récupérer ? Qu’importe le prix et les efforts que ça coûtera.

Photo du film UPSIDE DOWN

Une caméra pleine de légèreté et de tendresse, une photographie magnifique. Dans une romance atypique au concept non abouti, mais avec du charme.

Et Juan Solanas se basera sur cette interrogation pour constituer son histoire. Cet amour brisé qu’on aimerait voir renaître. C’est donc parti pour l’un des deux personnages, parti pour une aventure contre les règles pour retrouver l’amour de sa vie. Même si les petites incartades de la romance brisée sont inévitables, la relation entre les deux personnages se révèlent être très forte. Tellement forte que Juan Solanas nous prépare à une scène, mais se fera un plaisir de la détourner ensuite. Surprises et rebondissements sont au rendez-vous.

Le petit problème de ce film, c’est un manque d’inspiration. Juan Solanas veut faire un film-concept mais son scénario est trop linéaire. Les péripéties se ressemblent trop et l’histoire n’avance pas beaucoup. Pendant ce temps, on prendra plutôt plaisir à voir les performances des acteurs. Jim Sturgess, qui s’impose une nouvelle fois. Cet acteur a un charisme certain et une énergie à revendre. A ses côtés, une Kirsten Dunst qu’on a plus besoin de présenter. Ni même de prouver le magnifique talent. Les réfractaires des romances atypiques ne seront pas d’accord, mais il est clair qu’on ne peut que s’attacher à ces personnages.

La caméra de Juan Solanas est aussi là pour les embellir. Toutes ces couleurs constituant l’une des plus belles photographies de 2013. C’est le grand point fort du film. Quand on sait les difficultés que le film a connu pour se faire, on se dit que le travail effectué est sublime. Le film est à la fois très réaliste (par le côté humain), et à la fois très encré dans les rêves. Ce film, avec sa photographie et son aventure, agit comme un rêve dont on aimerait ne jamais vouloir sortir. Un rêve dans lequel il s’agit de (re)trouver le grand amour.

Même si l’aboutissement de certains plans saute aux yeux (notamment quand il s’agit de montrer le monde d’en haut, où l’image est simplement inversée), il ressort de ce film une volonté de poésie. Bien évidemment, nous sommes comme dans un rêve. Alors il faut bien donner un peu de poésie dans ce film. On ne pourra pas aller jusqu’à parler de lyrisme. On est très loin de . Mais Juan Solonas, avec sa réalisation, veut de la légèreté et de la tendresse. Chaque mouvement de caméra est propre, fluide. Permettant ainsi au spectateur d’être parfaitement encré dans le grand coeur dont fait preuve le film.

Photo du film UPSIDE DOWN

Finalement, Upside Down est un film concept. Mais le scénario est trop linéaire pour vraiment réussir à faire de réelles propositions. Malgré ce non-aboutissement, on retiendra une histoire d’amour propre et sincère. Un film qui assume sa romance atypique, où on se demande si le retour en arrière est possible. Si tout reprendre à zéro, pour être aussi heureux que dans le passé, est possible. Pas de mélancolie, mais une belle aventure plein de charme. Et de beauté, grâce à la magnifique photographie du film. Ajoutez à ceci la tendresse et la légèreté dont fait preuve Juan Solanas avec sa caméra. Une agréable romance fantastique.