Faites la connaissance de WALL-E (prononcez « Walli ») : WALL-E est le dernier être sur Terre et s’avère être un… petit robot ! 700 ans plus tôt, l’humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL-E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul…
Cependant, sa vie s’apprête à être bouleversée avec l’arrivée d’une petite « robote », bien carénée et prénommée EVE. Tombant instantanément et éperdument amoureux d’elle, WALL-E va tout mettre en oeuvre pour la séduire. Et lorsqu’EVE est rappelée dans l’espace pour y terminer sa mission, WALL-E n’hésite pas un seul instant : il se lance à sa poursuite… Hors de question pour lui de laisser passer le seul amour de sa vie… Pour être à ses côtés, il est prêt à aller au bout de l’univers et vivre la plus fantastique des aventures !

Note de l’Auteur

[rating:8/10]

Date de sortie : 30 Juillet 2008
Réalisé par
Film américain
Avec Philippe Bozo, Marie-Eugénie Maréchal, Emmanuel Jacomy
Durée : 1h 37min
Bande-annonce :

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La première pensée qui frappe lorsque nous visionnons la bande annonce de ce film est… l’absence de dialogue. n’est pas qu’un nouveau film d’animation des studios ; Ces derniers relèvent de mains de maître un nouveau défi : peut-on réussir un film avec pour seule parole deux prénoms ? Cette question a ralenti l’évolution de ce projet qui est, en réalité, né dans l’esprit d’Andrew Stanton et de Peter Docter dès 1990 ! Aujourd’hui le voici abouti pour notre plus grand plaisir.

Il y a cependant quelques humains mais ces derniers n’échangeront que très peu de mots (leur dépendance à la technologie leur fait perdre toute humanité). Ils sont renfermés sur eux-mêmes, enfermés dans une station spatiale, loin de leur Terre d’origine. Le spectateur comprendra rapidement le message qui s’associe à une critique quelque peu facile. Le développement durable et le combat contre l’obésité restent une obsession dans nos sociétés actuelles. Alors ici rien de nouveau, Wall-E se rattache aux slogans «Triez vos déchets» et «Mangez moins, bougez plus.».
Pardonnons-lui rapidement cette morale car le projet reste passionnant. L’impressionnante capacité des deux robots, Wall-E (Waste Allocation Load Lifter Earth-Class) et Eve (Extra-terrestrial Vegetation Evaluator) de transmettre des émotions pourrait être l’unique raison d’aller voir ce film. Les objectifs (yeux) et les mouvements de bras de Wall-E sont parfaitement humanisés. Eve semble plus rigide et froide au premier abord, mais elle est à la source des sentiments naissants de Wall-E. Enfants ou adultes, à notre tour, nous tomberons forcément amoureux de ces deux robots.

L’absence de dialogue est largement compensée par un travail de longue haleine sur le son. Voici la seconde clef du secret de cette réussite. Deux mots, les prénoms des robots, sont sans cesse répétés, mais toujours avec des intonations différentes. Ben Burtt est le père de ces voix (concepteur aussi des bruitages de la saga ). Malgré le traitement robotisé du timbre de la voix, ces mots s’échappent totalement de l’enregistrement électronique. Cette variété est l’accroche même du film. Nos robots parviennent à nous émouvoir plus facilement que bon nombre de comédiens.

La trame scénaristique est simple mais l’attachement que suscite Wall-E est tel qu’on ne démord pas de l’image. L’humour ne manque pas et permet de relancer constamment l’attention sur ce petit chef d’œuvre. De l’humour et de la magie, Pixar n’en a jamais manqués. Voici une belle leçon de cinéma pour tous ceux qui ne peuvent se séparer de dialogues.