Que cette dernière journée fut éprouvante. La fatigue accumulée se fait sentir mais le Festival avait encore 3 films en Compétitions à nous offrir avant le Palmarès.

Dans le sprint final pré-Cannes, le Festival a traditionnellement ajouté quelques films à son programme. Les 3 en Compétitions se retrouvaient casés le dernier jour, ce qui nous laissait encore quelques gros morceaux à déguster. À commencer par Un Couteau Dans Le Cœur, le nouveau film de Yann Gonzalez, dont c’était la première participation dans la cours des grands. Son film ne manque pas de singularité mais c’est aussi sur ce point qu’il trouve ses énormes limites. Ensuite c’était au tour de Ayka, un drame réalisé par Sergey Dvortsevoy, dans lequel on suit une sans-papiers kirghize qui erre dans un Moscou cauchemardesque. Le film adopte une mise en scène réaliste, basée uniquement sur une caméra portée, dans la plus pure tradition d’un cinéma qui capte l’urgence de l’instant. Le résultat pénible, pourrait cependant permettre à Samal Yeslyamova de s’immiscer au palmarès avec un prix d’interprétation. Ultime long-métrage de la Compétition, le plus long (3h08), Le Poirier Sauvage de Nuri Bilge Ceylan. Une dernière séance qui nous a offert du Ceylan pur jus, très littéraire, très verbeux, très philosophique. Le résultat avait de quoi nous pomper le peu d’énergie qui nous restait.

Et maintenant place à notre palmarès personnel. Une sélection qui met en lumière nos choix et pas des pronostics par rapport aux futurs choix du jury :

Palmarès de Maxime Bedini

Palme d’Or : Burning de Lee Chang-Dong – Notre Critique

Grand Prix : Les Éternels de Jia Zhang-ke – Notre Critique

Prix du Jury : Capharnaüm de Nadine Labaki – Notre Critique

Prix d’Interprétation Masculine : Marcello Fonte dans Dogman – Notre Critique

Prix d’Interprétation Féminine : Samal Yeslyamova dans Ayka – Notre Critique

Prix de la Mise en Scène : Under The Silver Lake – Notre Critique

Prix du Scénario : 3 Visages de Jafar Panahi – Notre Critique

Palmarès de Loris Colecchia

Palme d’Or : Heureux Comme Lazzaro de Alice Rohrwacher – Notre Critique

Grand Prix : Capharnaüm de Nadine Labaki – Notre Critique

Prix du Jury : Les Éternels de Jia Zhang-ke – Notre Critique

Prix d’Interprétation Masculine : Marcello Fonte dans Dogman – Notre Critique

Prix d’Interprétation Féminine : Samal Yeslyamova dans Ayka – Notre Critique

Prix de la Mise en Scène : Burning de Lee Chang-Dong – Notre Critique

Prix du Scénario : Le Poirier Sauvage de Nuri Bilge Ceylan – Notre Critique

Petite mention également pour deux films vus ailleurs qu’en Compétition et qui ont marqué l’histoire de cette édition : le Climax de Gaspar Noé et The House That Jack Built de Lars von Trier. Des projets que l’on aurait aimé voir batailler pour la Palme d’Or. Concernant la Caméra d’Or, difficile d’imaginer un autre choix que Girl, de Lukas Dhont.

Rendez-vous ce soir pour le palmarès final et pour un bilan de ce 71ème Festival de Cannes !