Quatrième épisode de nos aventures sur la Croisette avec une de nos grosses attentes qui s’est avérée être un gros ratage très gênant.

Il fallait bien que cela arrivé à un moment. Ce Cannes n’était pas flamboyant mais pas désagréable. Puis l’accident Les Filles du Soleil nous a calmé. Eva Husson porte à l’écran l’histoire des combattantes kurdes, ex-prisonnières qui se sont rebellées, armes aux poing. Tout était là. Un sujet en or, à une période importante (l’après Weinstein). Mais la française accouche d’un film putassier, discutable sur le plan moral, formel et émotionnel. Rien ne fonctionne dans cette entreprise. La Croisette ne s’y est pas trompée ! Les premiers gros huées sont pour Eva Husson et certains journalistes ne manquent pas de la comparer à l’ignoble The Last Face. Le seul élément notable restera cette montée des marches historiques, en présence de 82 femmes

Découvrez notre critique intégrale des FILLES DU SOLEIL !

Dans les Compétitions Parallèles, deux bonnes surprises en revanche. Le Monde Est À Toi de Romain Gavras (Quinzaine) et Girl de Lukas Dhont (Un Certain Regard). Le premier est une comédie loufoque croisée avec un histoire de gangsters, le second un drame pudique sur un adolescent qui change de sexe. Gavras, que l’on attendait au tournant après le moyen Notre Jour Viendra, propose des moments d’envolées formelles, clippesques ou publicitaires, soulignant la vacuité d’un monde qui est devenu un énorme cliché ambulant. Une bonne surprise. Une toute autre ambiance pour Girl qui lui est un premier film. Ce qui renforce les éloges à son égard. Une Caméra d’Or à prévoir ? Critique de Le Monde Est À Toi | Critique de GirlQue serait Cannes sans le traditionnel film de genre coréen ? Présenté en Séance de Minuit, The Spy Gone North revient sur l’histoire vraie d’un espion envoyée par la Corée du Sud pour surveiller la Corée du Nord. Ce film d’espionnage à l’ancienne rappelle le Joint Security Area de Park Chan-Wook. Ample, de par sa longueur et du lyrisme de sa mise en scène, mais un brin éloigné des polars coréens retors et violents auxquels nous a souvent habitué le festival de Cannes, ce Spy Gone North se savoure en tant que leçon d’histoire traitée à la manière d’un pur film d’espionnage à l’ancienne, ou les filatures et les champs/contre-champs serrés remplacent les courses-poursuites et les bastons. Le genre de long-métrage qui fait toujours plaisir !

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[CANNES 2018] COMPTE-RENDU #4 : le premier gros ratage de la Compétition !

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