Septième épisode de nos aventures à Cannes, avec une journée TRÈS chargée qui a débuté avec The House That Jack Built et qui s’est achevée avec Solo : A Star Wars Story !

Le genre de journée que l’on adore sur la Croisette, celle qui vous donne envie de vous lever le matin malgré une nuit très courte. À 8h30, le sale gosse danois nous a réservé un gros morceau de 2h30 qui a provoqué quelques réactions disproportionnées. En réalité le film n’est pas insoutenable graphiquement, par contre sur le plan moral c’est autre chose. Encore faut-il faire comprendre à ces gens choqués que le film se place volontairement du côté d’un tueur, avec toute sa mégalomanie et ses troubles psychologiques. Voilà pourquoi le personnage de Verge est important, sans cesse en train de tempérer les propos ou les geste de ce fou. Lars von Trier y aborde sa conception de l’art ainsi que lui-même, avec un humour grinçant et beaucoup de recul sur sa personne. Retrouver notre critique intégrale de The House That Jack Built.À peine le temps de digérer que c’est au tour de Spike Lee de présente son Blackkklansman. De retour sur la Croisette après une très longue absence, l’américain livre une comédie qui défonce les suprémacistes blancs. Sur la forme le film déçoit grandement, Spike Lee est plus inspiré dans la fond que visuellement. Ce qui empêche son propos de gagner en impact. Dommage. Stéphane Brizé lui, en revanche, trouve la forme pour sublimer le fond. Sa caméra à la frontière du documentaire nous plonge dans la vie d’un syndicat ouvrier se battant durant des mois pour ne pas que son usine ferme, malgré des bénéfices. Brizé retrouve Lindon après La Loi du Marché dans un film qui ne surprend pas tellement au niveau de son message mais qui nous accroche durant quasiment 2h par la vivacité de ses échanges verbaux et des comédies géniaux. Découvrez notre critique intégrale d’EN GUERRE !

La journée s’achève après une longue file d’attente avec l’avant-première Hors-Compétition de Solo : A Star Wars Story. Au moment où Ron Howard a repris le projet, on ne donnait pas cher de sa peau. Force est de constater que le résultat est une bonne surprise, s’ouvrant sur 30 minutes d’action non-stop. Ce western galactique a ses défauts évidents mais il réussit plus de choses que ce qu’il n’en loupe.

Retrouvez notre critique intégrale de SOLO : A STAR WARS STORY !

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COMPTE-RENDU #7 : Le retour de Lars von Trier et l’avant-première de Solo !

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